novembre 2008, par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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Il très significatif de rappeler que lors de la commémoration du 1er novembre, en cette année 2008, monsieur Liamine Zeroual n’a pas été vu parmi les convives de Bouteflika recevant les anciens présidents. Ils étaient trois : Benbela (premier président de l’Algérie indépendante) Chadli Bendjedid (l’homme du grand détournement économique) et Ali Kafi (celui qui croyait rester à vie)… Est-ce le signe que cet officier à la retraite, dont nous vous proposons sa page sur Wikipédia, ne partage le projet que Bouteflika change la constitution en activant les assemblées à qui il vient de tripler les salaires ?
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La limitation à deux mandats présidentiels en Algérie a été introduite par l’article 74 de la constitution, sous le règne éclair d’un certain Liamine Zeroual général de l’ANP (Armée Nationale Populaire) à la retraite et qui a été appelé par les siens du même rang encore en exercice. Afin de pallier à une autre criarde volonté des indécrottables nationalistes qui se relaient à la tête de l’Etat algérien depuis son indépendance. Celle d’un certain Ali Kafi qui souhaitait jouer au prolongation, comme le désire actuellement son ami et acolyte Bouteflika. Ce cadre militaire formé en Russie et en France, après l’indépendance, a rejoint l’ALN (Armé de Libération National) à 16 ans en tuant un policier à qui il retire l’arme. Qualifié par les plus rationnels analystes de la vie politique algérienne comme un humble et discret, il est celui qui a organisé avec une étonnante dextérité des élections locales, pour des conseils communaux et celles des wilayas (départements), de l’assemblée nationale et présidentielles en l’espace, tel un record à inscrire dans ses prouesses, de quelques mois. Et surtout il a effectué la révision constitutionnelle qui n’autorise pas plus de deux mandats pour un même président. Il a été élu Président de la République le 16 novembre 1995 avec 61,3% des voix. Mais il ne s’est pas porté candidat une seconde fois. C’est une diapo qui montre Monsieur Liamine Zeroual parmi les personnalités algériennes, heureusement qu’il y figure et nous remercions son auteur.
Le dernier des votes a permis à l’actuel président Bouteflika, en 1999, de sortir de l’ombre et récolter les efforts que les démocrates conséquents, désignés en éradicateurs ou en militaro-staliniens où figurent la majorité des journalistes et des intellectuels de toutes les spécialités, dans la lutte, qui a duré une décennie, contre le terrorisme. Liamine Zeroual a été appelé à la rescousse pour évacuer à la va-vite un autre affamé du « Koursi » trône, Ali Kafi. Ce dernier, a remplacé feu Mohamed Boudiaf abattu par l’un de ses garde-corps, de la même nature que Bouteflika préconisait demeurer au pouvoir une ou deux décennies, profitant d’un état d’urgence décrété du fait de l’ampleur qu’a pris l’insécurité. Et qu’a déclenché l’arrêt d’un processus électoral, entre ses deux tours, des législatives de décembre 1990 que la démission forcée de Chadli Bendjedid a permis d’y mettre fin.
Si les islamistes de l’ex FIS auraient eu le pouvoir en 1990, leur serment de mettre à feu et sang le Maghreb, le bassin méditerranéen et mettre en œuvre un déferlement sur le continent européen et même déborder sur le reste du monde, aurai disposé des moyens de l’Etat qu’ils allaient diriger. Ils juraient d’exterminer les démocrates, les laïcs, les athées et appliquer leur projet barbare de tuer ceux qui ne soumettraient pas à la chariaâ.
Or, cette réduction comparative galvaudée par les alliés des illégaux islamistes algériens que l’article 40 de la constitution interdits expressément comme partis politiques et qui bénéficient de soutiens complotés à Sant-Egidio et autres capitales de part le monde, l’ANP qui renferme bien des « Ripoux » corrompus, ne peut être connue que sur cet angle. En fait beaucoup de détrousseurs des richesses du pays appartiennent, certes, à cette armée et vivent du soutien et de l’arrogance, avalisés et partagés, avec militants de l’ex. parti unique composé du plus médiocre personnel qu’a eu le pays à la tête de ses appareils. Une vraie secte de truands idéologiques d’un nationalisme caricatural qui s’est accaparé le sigle symbole des trois F.L.N.
Ce climat délétère laisse l’Algérie à la traîne pour la construction de la démocratie et sans l’existence d’un projet économique cohérent pour vraiment mettre sur voie le développement. Il fait du pays, non une entité réellement émergeante parmi ses paires moins dotées de moyens, juste un Etat rentier impulsé par Bouteflika et ses acolytes qui ont régné jusqu’à la, en vulgarisant la démarche populiste et bordélique de l’arabo-islamisme ayant que la manne pétrolière à dilapider.
Ce président reliquat et dernier rejeton du nationalisme dominateur depuis la guerre pour l’indépendance, compte désormais procéder à une révision de la première loi du pays sans référendum. En projetant de démanteler l’article qui limite la présidence à deux mandatures pour un même chef d’Etat, Bouteflika, toute honte bue souhaite faire intervenir les assemblées élues des deux chambres en évitant de se soumettre au vote de la population. Il y a quelques mois, ces mêmes assemblées ont multiplié par 7 les salaires des députés. Ils équivalent maintenant à 45 fois un SMIC. Le geste en dit long de la corruption qui obère au nom même des martyrs pour l’indépendance.
C’est que la souillure à la jeune constitution algérienne risque de connaître un revers. S’il allait être soumis, comme le veut le droit constitutionnel et international, à un scrutin référendaire où le peuple s’exprime librement, comme moindre échec un boycott populaire avec moins de 30% de suffrages par rapport au nombre d’inscrits. Sinon un rejet total…
Tout en gardant un flou hypocrite sur la question essentielle s’il briguerait une 3ème mi-temps, déjà entretenu depuis déjà deux années quant à la possibilité de kidnapper le pouvoir comme ce fut depuis l’indépendance. Il vient de déclarer mercredi, 29 octobre 2008 devant un parterre de juriste, de magistrats et de hauts cadres de l’Etat, la modification de la constitution : « afin d’accroître le pouvoir conféré au peuple de choisir ses gouvernants et de leur renouveler sa confiance en toute souveraineté ».
Seule, dans ce cas de figure, l’armée peut bloquer ce projet dangereux pour la stabilité du pays que Bouteflika croit avoir créé ou amorcé. Or c’est, en matière de réduction de l’insécurité que signe quotidiennement l’islamisme par sa violence macabre et que Bouteflika croit toujours vouloir domestiquer l’hydre hideuse, la longue haleine et de depuis des années de lutte sans répit, des démocrates conséquents et des militaires qui, cette résistance où l’armé a joué un rôle déterminant dans un contexte de trahison et de complicité, est venu à bout du terrorisme qui n’est pas encore complètement éradiqué. Il faut rappeler que depuis le parti FLN, dirigé actuellement par un « barbeféléne » (islamiste du FLN actuel parce que au sein de l’historique ces intégristes n’existaient pas ou priaient dans les mosquées pour que les Fellagas soient mis en échec) des plus réconciliateurs avec la bête immonde, fréquentait l’ambassade iranienne alors les carnages semaient l’horreur pendant la décennie 90. Dès que son parti dévoyé a montré son candidat Bouteflika, le fléau des « haragas » (des partants avec embarcations de fortune vers l’Europe) et les séditions faites de saccages, comme en octobre de 1988, sont devenues une réaction collective de la jeunesse qui voyait l’avenir et l’horizon complètement terminés en désespérante fermeture.
Il est illusoire que les officiers de l’ANP qui ont toujours impliqué cette institution pour mettre fin aux déroutes que le parti dirigiste fomente continuellement et avec grande récidive, auquel appartient Bouteflika et est le candidat, qui monopolise le mot « FLN » en faisant le contraire du FLN historique. Les partisans d’un troisième mandat pour Bouteflika ne cessent de jurer qu’il ne sera pris à vie… Telle est la vacherie que promettent, les piteux politicards, qui promettent maintenant qu’elle n’aura pas lieu… Mais de quoi sera fait demain.
Quant à l’opposition politique dont l’existence a la forme d’une nébuleuse impopulaire joue maladroitement la complicité avec l’islamisme. Premièrement en admettant et défendant l’existence de partis religieux, alors que la constitution l’interdit par son article 40. Et en second lieu la pratique des connivences inter-leaders, comme la dernière rencontre entre Aït-Ahmed du FFS, avec Hamrouche et Abdelhamid Mehri les deux caciques du FLN, le parti qui pousse ouvertement à un troisième mandat pour Bouteflika alors que ses deux personnages se disent opposées, en est une des perversions qui mettent la population dans un embarras et face à l’intrigue manœuvrière. « Au secours Zeroual, ton œuvre pour l’Algérie dont l’objectif est l’alternance démocratique au pouvoir risque d’être bafouée… » dit un démocrate algérien très présent sur le Web avec ses sites et blogs. « Sinon la jeunesse prendra le large en boat-people et se révoltera dès qu’un match de football soit prétexte » rajoute-t-il, comme ce fut le cas dernièrement à Oran et dans d’autres villes pour des motifs bien moindres.
Il très significatif de rappeler que lors de la commémoration du 1er novembre, en cette année 2008, monsieur Liamine Zeroual n’a pas été vu parmi les convives de Bouteflika recevant les anciens présidents qui étaient trois : Benbela
La méconnaissance, surtout en occident, du rôle et la place de l’armée algérienne dans l’espace fonctionnel des institutions du pays, laisse planer une image toute faite et étriquée de junte sur les modèles sud-américains.
(premier président de l’Algérie indépendante) Chadli Bendjedid 

Quand on ne connaît pas l’institution militaire algérienne, on risque de croire à une manipulation impunie de la 1ère loi du pays.
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Voir en ligne : Notre précédent sujet concernant le projet de prolongation au pouvoir de Boutef.
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En contradiction avec le satisfecit de ses deux mandats, balancée lors de son interview pour l’agence Reuter : « Pour l’instant, il s’agit pour moi d’achever correctement mon deuxième mandat en espérant atteindre tous les objectifs que je m’étais fixés et qui faisaient l’objet de mon programme électoral. » le président algérien vient de se remettre à l’évidence, lors d’un discours en fin de juillet (le 26) devant les cadres de l’Etat. Il a reconnu que sa gestion est loin d’être un redressement, c’est même un échec total, une perte de temps de plus pour un pays qui, inutilement, rengorge de richesses et dispose d’atouts enviés par ses pairs. Cet aveu rare commenté comme une autocritique, n’est en fait que le constat d’impuissance, d’absence d’esprit créatif et d’originalité que bien des observateurs lui ont prononcée dès sa seconde réélection.
Pour l’opinion algérienne pressée de terminer avec cet homme-reliquat de l’ancien système, c’est un jet d’éponge pour ses visées de perdurer au pouvoir. Depuis mars dernier le projet, qu’il n’a pas encore avoué, de 3ème mandat soumis à un amendement de la constitution, est sujet à reculades après une autre. Ces replis se sont surtout ressentis au niveau des médias lourds sous monopole de l’Etat donc soumis à son autorité, n’émettent désormais plus les interminables flux dithyrambiques. Quand les supports et canaux publics ressassaient des allégeances pompeuses d’arrogance, le décalage au niveau de la population se vérifiait journellement à contrario. A chaque accentuation des congratulations pour le 3ème mandat, des violences prétextant un moindre match de football ou une simple rixe entre individus viraient aux émeutes.
L’abominable et minable signification donnée à l’indépendance par un président que la diplomatie internationale a longtemps écouté, tel est le véritable discours de l’ex-parti unique qui s’est accaparé le symbole commun au peuple algérien F.L.N.
Cet extrait de discours du président algérien Bouteflika, reflète la bassesse à laquelle est traînée la signification de l’indépendance de l’Algérie et la dévalorisation de la mémoire des martyrs.
Les déshonorables mensonges et fanfaronnades pour des prouesses et résultats qui n’existent pas, alimentent de leurs factices éloges les mécontentements qui n’affichent pas ouvertement leurs raisons. Seule la défaveur politique collant à la réalité et fermant toutes perspectives, reflétait l’exactitude de leurs aspects. Des lectures lucides osent les interpréter comme des appels au soulèvement généralisé échappant à l’embrigadement islamiste qui dévoie toutes actions populaires en violence gratuite.
Image des révoltes et émeutes en ALGERIE
C’est même l’opprobre de mettre en valeur une nuisible gestion, au regard de la situation algérienne actuelle après une décennie de règne du dernier personnage de l’ex-parti unique jouissant d’un certain statut dans la diplomatie mondiale de jadis et non celle du 3ème millénaire naissant. Bouteflika représente, aux yeux de beaucoup de simples algériens, le pire cas de manœuvrier clanique ayant été acteur majeur dans le fameux « groupe d’Oujda » ville marocaine où il est né et a grandi. Et le fait qu’il soit du personnel du nationalisme qui a guidé la tâche libératrice et qui se veut à jamais inépuisable, après un demi-siècle de règne ruineux et sans partage, donne du tournis aux nouvelles générations. Ces dernières se livrant à l’exil, comme en témoigne le symptôme « Haragas » (clandestins) de ces dernières années et même les suicides (plus de 2000 cas en 2007) pour ceux qui perdent toute lueur d’espoir. Ces deux fléaux ont connu une ampleur inégalée pendant la décennie 1999/2009, et c’est même la marque, finale comme une nouvelle mode, du système patent par ses intrigues et ses bricolages.
Ce chef d’Etat, admettant sa méconnaissance de son propre pays, a plus soumis la société algérienne à l’opacité de ne jamais présenter ou dire les défauts conjugués au déficit en compétences en mesure de les formuler. Sa manière de ne jamais apporter de réponses aux malaises urgents, comme le maintien du black-out pour l’initiative UPM (Union Pour la Méditerranée) ainsi que l’éventuelle révision de la première loi du pays, s’apparentent à des combines modiques qu’à une stratégie raffinée. Les psys voient, en ces comportements d’entretenir inutilement des suspens, des égaux aux instincts animaliers. Desquels l’humain garde certainement un héritage dont il a droit d’user pour atteindre ses objectifs, juste le prédateur embusqué et à l’ombre pour s’accaparer une proie.
Concernant l’absence de ripostes à la hauteur des besoins économiques, sociaux, culturels et politiques, les analystes ayant de réelles capacités à traduire les moult malaises algériens ont été soi assassinés par le terrorisme, soi ils ont choisis de se refugier sous d’autres cieux, comme les pays européens et le Canada où une forte communauté algérienne s’est installée depuis les années 80. Là où ils sont audibles, et malgré l’éloignement par les algériens grâce au Web d’ailleurs qui n’est pas encore assez accessible à tous les algériens. Concernant ce nouveau discours, communément baptisé l’économie des limonadiers, la population est encore sur sa soif, après 15 jours, faute d’explications de la part de la classe politique où l’opposition appartenant à la tendance démocratique. Pire aussi cette opposition s’est enlisée dans des tendances ethno-communautaristes.
Tandis que côté experts, les doués sont éloignés. Les intellectuels intègres n’ont pas accès aux tribunes locales. Ou ils préfèrent l’expectative pour ne pas s’attirer les foudres du prince. Les cas des écrivains Rachid Boudjedra et Boualem Sensal ont montré les comportements à suivre. Le premier était jadis, pendant les années 60 et 70, ont été condamné à mort puis sous la sentence d’une fatwa, et le second a été licencié de son travail au ministère de l’industrie.
RACHID BOUDJEDRA, ancien officier de l’A.L.N., romancier, ancien condamné à mort par le régime du parti FLN et sous FATWA des islamistes le condamnant à mort. 
BOUALEM SENSAL, licencié abusivement du ministère de l’industrie 
et HENRY ALLEG, ancien directeur du doyen de la presse écrite algérienne Alger-républicain, ancien maquisard du FLN pour l’indépendance, torturé et auteur de LA QUESTION 
Il est même rare et contraire aux habitudes du sérail, qu’il confesse un chouia de ses exécrables régimes. Même les tourné-en-ronds qui ont été reprochés, à plusieurs reprises par Mr. Mentouri, un technocrate à la probité et la compétence rarement démenties et président du conseil économique et social, à Bouteflika, il se gargarisait des réalisations que la manne des pétrodollars couvrait largement. Il a été jusqu’à assigné ce cadre dont la rigueur n’a jamais été remise en cause, à une fin de mission digne d’un écartement d’un témoin gênant. Mais la vérité amère n’est jamais pas facultative.
Les tirades essentielles du discours du 26 juillet devant les cadres algériens
« Nous nous sommes trompés. Nous nous sommes rendu compte que nous avons fait fausse route. Oui ! En matière de politique de privatisation et d’investissement, nous nous sommes cassé le nez ! »
« Nous sommes un peuple qui se déteste ! Il faut en finir avec ça ! »
« Nous nous apprêtons à créer de nouvelles wilayas délégués mais je vous le dis tout de suite, nous manquons cruellement de moyens, pas financiers mais humains ! Nous n’avons pas de walis ! (...) L’Algérie est connue pour être un pays de la drogue et du chômage. Or, depuis 1999, nous avons fait baisser le taux du chômage de 29 à 11%. Mais moi je remets en question même ces 11%. Tous nos jeunes chômeurs veulent travailler dans l’administration. Nous avons pourtant de l’embauche dans l’agriculture et le bâtiment. Mais non ! Eux ils ne veulent que l’administration. Même s’ils ne possèdent pas la qualification nécessaire, ils vous diront qu’ils peuvent travailler comme gardiens. Et de nuit de préférence ! Est-ce un chômeur, ça ? Non ! Ce n’est pas un chômeur mais c’est un fléau ! »
« Dans ce pays, dès qu’une réalisation est achevée, il n’y a ni suivi, ni entretien. Rien ! Voyez un peu nos universités, par exemple. A peine achevées, elles sont plus proches des ruines laissées par les Romains qu’autre chose. »
« Nous nous sommes trompés. Nous nous sommes rendu compte que nous avons fait fausse route. Oui ! En matière de politique de privatisation et d’investissement, nous nous sommes cassé le nez ! »
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On croyait la « sur-glorification » de la guerre d'Algérie était le propre des catégories rentières qui ont des dividendes dans le système qui dirige le pays depuis l'indépendance. Mais il n'y a pas qu'elles, qui se composent d'anciens moujahids maquisards et leurs descendants encore plus voraces en matière de rapine, bien des donneurs de leçons tablent sur le même idolâtre béat. Jouissant de position de puissance, les mettant en continuelles chamaillades entre prédateurs dans le partage du gâteau, ces « kleptocrates » soutiennent de concert à la fois les lectures et les écritures populistes de cette mémoire combien fraîche et douloureuse.
Katiba :
Si un jour l'Histoire de l'action armée qu'a présidée le FLN mériterait d'être constructive, elle peut admettre les critiques qui lui prodigueraient, quand elle est revisitée, les palliatifs qui préserveraient son honorable rang, sa bonne et juste cause ainsi que sa place distinguée dans toutes les gestes contemporaines des décolonisations. Appréhender avec dédain tels des dégâts collatéraux ou de dérives circonstancielles toutes les violences inexplicables que renferme la tâche historique qui a libéré le pays, nuirait davantage à sa bonne réputation. Et métamorphose cette dernière, depuis qu'une démocratie surveillée par l'islamisme et les connivences dont il l'aval au sein du système indécrottable d'un parti unique pervertissant le sigle de la mémoire collective « FLN », de celle toute faite pour le vénérable symbole à celle ternie et dévoyée par bien des secrets et non-dits cachés par le passé et toutes les étroitesses voilées d'un présent agité.
Les regards lucides doivent aborder d'ors-et-déjà, comme souvent nous donne à les voir l'historien et acteur de cette mémoire Mohamed harbi, les malheurs connus pour que surgissent avec moins de fracas ceux plus malsains et même inhumains tus à jamais. Comme le rôle joué par un certain groupe de « Oujda », la liquidation en règle de la pluralité, perçu comme un revers idéologique, connue au sein du 1èr GPRA (Gouvernement Provisoire) ou dans les rangs de l'ALN (Armée de Libération Nationale) et d'autres dualités entre personnes qui sont à l'origine de plusieurs scandaleux règlements de compte entre chefs centraux et locaux, ne sont que temporairement sous boisseau, puisque leur jour viendra pour que la vérité censée et présidée de droiture réintègre l'acquiescement qui lui est dû.
Toutes les affaires du massacre de « Melouza », des morts suspectes de grands leaders comme Abane Ramdane ou Krim Belkacem, de celle dite de la « Bleuite », du refoulement expéditif des jeunes étudiants qui ont désiré rejoindre les maquis avant mai 1956, des massacres sans moindre distinction qu'ont subi les éléments du MNA de Messali El-Hadj, des envois au charbon ou des tueries envers les militants communistes algériens qui étaient dans les rangs de l'ALN et tant d'autres sujets qu'on citent sur les bouts des lèvres, sont disparues officiellement de tous rappels aussi bien par les historiens du sérail que par d'autres intéressements comme les émissions de télé et le cinéma.
Alors que bien plus graves thèmes comme « le comment et le pourquoi » de l'existence d'une si forte communauté de plus de 200 000 harkis seuls à avoir embarqués avant ou après l'indépendance ce qui est proportionnellement à la population algérienne de l'époque et aux autres partants bien moindre à la réalité, des plus de 1,2 millions de pieds-noirs à avoir plier bagages et des massacres qui ont poussé les revanchards du côté de l'OAS et des réveillés à la dernière qui ont commis les pires sévices sur les anciens collabos... Tous ces sujets restent à citer, à commenter, à vérifier et à soulever puisque les cycles d'exaltation se sont épuisés au service d'une fin icarienne que d'une propulsion, le suicide que l'envol. L'Algérie se cloitre, s'autodétruit et s'embourbe dans les cycles resurgissant au gré des fastes revenus et camouflets que lui rapportent l'énergie pétrolifère, mais ne trouve pas l'harmonie stabilisante d'abord avant une voie de développement irréversible. A se demander pourquoi ? Et pour une large part, la mémoire est dévergondée car dépourvue de projections porteuses de modernité.
C'est dans cette approche que s'inscrit le dernier film de Jean-Pierre Lledo au titre évocateur: Algérie, histoire à ne pas dire. Dernier de sa «Trilogie d'exil », par laquelle il se donne la délicate peine de fouiller les normes de la citoyenneté dans un pays, sien et auquel il se reconnaît pleinement, qui a recouvert sa souveraineté sans admettre que les siens sont diversifiés, multiculturels et pluriethnique. Autour de ce film bien des remous continuent, de riposter pour préserver les positions acquises, de secouer un cocotier dont l'enracinement est miné d'une acclimatation qui n'est pas sienne. Parce que remuer un couteau dans une plaie qui tarde à se cicatriser tant au niveau de l'ex. métropole, où les relents coloniaux croient encore à une mission civilisatrice malgré les violences et les ségrégations, qu'au niveau algérien, où le complexe du colonisé offre un paradigme de victimologie partagée entre un esprit de vengeance vis-à-vis de l'ex. occupant et un incommensurable besoin de légitimité pour la dictature populiste, en place et sur le point de se convertir en une féodalité, n'est pas l'introduire dans une sinécure.
A bien regarder l'apport de toute l'œuvre de ce cinéaste, le questionnement de l'Algérie multiethnique est avancé, tel un projet sociétal. Et il n'y a peut-être pas dans le gotha des réalisateurs algériens, un tel regard enrichissant à plus d'un titre parce que parcouru et imprégné d'une distanciation utile pour capter des visions moins mécaniques que celles de vouloir apprendre l'Histoire aux générations montantes en leurs inculquant une plate simplicité de l'héroïsme avant des perceptions critiques et constructives. Ainsi globalement la modernité souffre d'une pathologie allergisante, notamment au niveau des tendances de gauche surtout, parce que le capitalisme trouve dans ce qui est « le monde moderne » ses intérêts dans la robotique et beaucoup d'autres atouts de l'avancée du savoir. Sur le plan sociologique et qui concerne l'Algérie, la formation d'une société ouverte sur la pluralité ethnique est plus posée que jamais.
La mémoire à ne pas révéler... éclate chaque à la face de chaque algérien qui ne sait toujours pas où de quoi sera fait demain et que peuvent bien être les paramètres et les contours de sa personnalité ? Elle n'est certainement pas uniquement un plat de couscous et un mélodieux chant berbère. Deux aspects que j'ai saisis après la projection du jeudi 8 mai 2008, sur invitation du manifeste des libertés, quand la première question a été posée à J.P. Lledo : « Pourquoi un tel film ? » Une interrogation, première dans la série de l'inspection idéologique et du comité de censure, que veut bien dire le film ? Et le film souffre encore, depuis la fin de l'année 2007 où son dernier clap a été fait, du mi-chemin entre censuré pas du tout...
Par N.E. Tatem avec argotheme
Cet article a été publié sur AGORAVOX
ET POPULISCOOP - Scoop Populaire-
Livres révélateurs des dessous que Barak Obama ne peut pas changer. La belle démocatie des USA, n’est pas aussi rose que l’on croit...
POUR LES NON-VOYANTS : Ecouter en MP3, cet article en cliquant ICI.
DANS CET ARTCILE UNE VIDEO TRES SIGNIFICATIVE DE LA CAMPAGNE ELECTORALE DE BARAK OBAMA.
Des livres qui soulèvent les inégalités et la censure aux USA, leurs particularités ils sortent à la veille des élections 2008 et en Europe pour échapper à l’interdit officiel et institutionnel d’un régime qui prétend propagaer la démocratie...
La plus pose photo de Barak Obama 
Avec les quatre premiers mois de l’année 2008, quelques analystes à la pointe de la connaissance du mythe yankee, certainement davantage inspirés par l’étendu du branle-bas électoral, ont fait paraître des travaux. Dans ces œuvres livresques que nous avons tenté de décrypter, l’explication du destin du libéralisme américain qui s’accouple bien à l’avenir d’une société refusant de baisser les bras dans son influence sur le reste de la Terre, et dont l’influence n’est plus aussi envoutante que par le passé minée par les fortes inégalités.
Parutions littéraires à la veille des élections aux USA, c’est aussi la bonne saison. Ce mois d’avril à renaissance printanière nous a exhortés, plus que les autres mois écoulés, à suivre les soubresauts de l’investiture des démocrates américains à travers deux candidats qui n’ont rien de commun, sauf la chapelle politique. Beaucoup, sinon tous, des habitants du monde ont suivi les échéances écoulées et sont stupéfaits du processus par lequel les républicains ont, avec presqu’une simplicité déconcertante, placé leur candidat, John Mac-Caine, alors que le camp adverse tient en haleine pour la suite attendue en résultat crucial renfermant de minces espoirs. Une bonne majorité des terriens continuera encore de scruter le déroulement de l’atmosphère toute circonstancielle de la faisabilité de l’activité politicienne au pays du Lincoln, jusqu’au jour J.
L’attrait est rehaussé par la déférence envers cette puissance surestimée en gendarme universel. Surtout que le questionnement essentiel sur les parcours à rebondissements auxquels se livrent autant l’ex. première-dame, Mme Clinton bien classée aux remparts du conservatisme, que le métis Obama Barak vu comme le phénomène du postmodernisme, n’a pas encore de réponse. Et parce que la dispersion du spectre de la communication vit pleinement son ère et convie les terriens, de même chez eux, à suivre ce qui se passe dans ce pays bien rayonnant.
Avec les quatre premiers mois de l’année 2008, quelques analystes à la pointe de la connaissance du mythe yankee, certainement davantage inspirés par l’étendu branle-bas électoral, ont fait paraître leurs travaux. Dans ses œuvres livresques que nous avons tenté de décrypté, parce qu’ils expliquent tant-soit-peu le destin du libéralisme américain qui s’accouple merveilleusement à l’avenir d’une société refusant de baisser les bras dans son influence sur le reste de la Terre, et dont l’influence n’est plus aussi envoutante que par le passé minée par les fortes inégalités et les interdits officiels et institutionnels.
Très peu de littératures continuent comme « Américan Vertigo » de Bernard-Henri Lévy continuent de faire l’apologie du pays aux défauts incalculables, y compris les anglais qui nous offrent plusieurs titres aussi remarquables les uns que les autres. Le plus percutants est : « De l’inégalité en Amérique. La vague conservatrice de Reagan à Bush »(1), suivi « De la religion en Amérique »(2) et « Obama, le roman de la nouvelle Amérique »(3) revenant à des français. En plus depuis les dernières guerres expéditives en Irak et en Afghanistan qui interpellent fortement les américains avec les mêmes intonations que l’agression impérialiste du Viêtnam car dépourvue de justesse en leurs causes, créant une culpabilité tout autour de leurs menées et conséquences. Elles sont à l’origine d’une crise identitaire transversale qui sillonne profondément et avec un choc tel une brisure foudroyante, ce peuple ressentant qu’il est tout-à-fait offensé en deux temps.
Premièrement par son dirigeant actuel qui ne remonte aux devants des scènes diplomatique et n’est plus apprécié de part le monde. Et en second lieu par les appels incessants, aux meurtres et aux saccages, de terroristes que les américains avaient cru avoir apprivoisés dans des élans anticommunistes, se rendant-compte que la bête immonde est indomptable et tarde à être éradiquée. C’est là qu’une certaine déprime donne à la conscience collective le malaise d’une culpabilité pour l’agressivité des rapports avec les non-partenaires étrangers, classés par étroitesse en ennemis à attaquer toujours et davantage. Cette remise-en-cause du soi américain est loin d’être généralisée et trouve son panacée dans l’obligation de se défendre par la dissuasion.Ce qui donne désormais plus d’importance à l’intéressement exogène, aux yeux des citoyens américains pour savoir ce qui est pensé d’eux. C’est aussi la recherche de sauver la face du fatras local de violence et faits sociaux comme les fusillades dans les établissements scolaires. 36 fusillades entre vendredi 18 avril 2008 et lundi 21, uniquement dans la ville de Chicago faisant 7 morts et nombreux blessés. Du plan international ceux, des américains, qui savent que le président G.W. Bush termine en queue de poisson son règne, ne pouvant se déplacer dans le monde et surtout en Europe, l’allié traditionnel, sans ameuter des dizaines de milliers de manifestants à le dénoncer pareillement à un criminel de guerre malaimé, n’attendent que la nouvelle tête vienne redorer les blasons. La honte prioritaire !
A force de nous asséner que la meilleure démocratie du monde est celle du pays de martyr Martin Luther King, plutôt là où on l’a assassiné, le doute s’est installé dans nos méninges avides de vérités antinomiques, celle qui s’aperçoivent dominées, dont on ne tient pas compte et qui pourtant nous chatouillent les esprits. Rappeler que la démocratie est toujours discutable, perfectible, reste à établir, ébauche interminable et ouverte à des réaménagements qui lui apportent de meilleurs facultés ainsi qu’une perspective d’avenir, interpelle. Le mot « chantier » lui convient le mieux et laisse entendre que la chose se réalise. Elle n’est pas toute faite, toute construite même si des faits probants laissent croire qu’elle s’exerce. Et comme on arrête jamais d’entreprendre en matière démocratie, l’incertitude pousse à vérifier l’authentique de l’ivraie. Dans l’ensemble de ce qui ne satisfait pas et met moralement à nue cette démocratie, oblige au scepticisme...
POPULISCCOOP vous montre l’une des vidéos marquantes de la campagne de Barak Obama
Par respect au peuple américain qu’on ne peut confondre avec son administration, nous nous ne contenterons pas d’amoindrir les riches particularités de ce pays par sa forte criminalité endogène ou bien par la grotesque médisance gratuite que : les Etats-Unis n’ont pas d’histoire. Le premier fléau n’étant pas leur propre sans nul-autres parmi toute l’humanité et la seconde métaphore écourte tous les siècles depuis que le continent a été découvert. Cette dernière formule désormais n’étit plus admise dès la première décennie où Christophe Colomb foula le sol du continent encore nouveau et toujours en métamorphose. Si ailleurs on peut se limiter au pour ou au contre envers la politique américaine... En France deux points de vue entièrement paradoxaux sur le fond, restent à égale opinion admiratif du point de vue culturel, et sont colportés ou assumés entièrement tant à droite qu’à gauche. Ils facilitent une lecture limpide par rapport aux ambiguïtés et tergiversations généralisées ailleurs.
Du côté de la première tendance on en est globalement à la béatitude admirative du capital faiseur de la croyance en « le marché », concurrentiel et échangeur de la finance entre les acteurs spéculateurs et peu productifs, même si Sarkozy, qui représente une droite qui se veut pragmatique, a tenu des propos concernant la nécessité de régulation. Du côté de la gauche on s’exalte surtout des luttes et conquêtes féministes et raciales. Les deux familles politiques de France croisent leurs armes sur la discrimination positive chère au camp adverse, comme une radicalité qui n’ait point de concessions à offrir et pour qu’on ne puisse pas faire reculer l’époque sur cette question. Et ce sont justement les banlieusards, toutes origines confondues regroupés sous BBB (Blacks, blancs, Beurs) qui n’arrivent pas à se frayer une place au soleil dans la partie hexagonale, qui trouvent rendez-vous avec la réussite, selon l’équivalent de la discrimination positive française à travers ce qui est « affirmative action » après avoir déjà exploré le Canada, l’Australie et le royaume d’Elisabeth.
Pays de la censure par excellence, la plus abjecte et de cynisme inégalé agissant en criminalité officielle, les mesures qu’elle enclenche font souvent unanimité comme une paranoïa collective du fait que l’Etat fédéral soit le décideur. Le maccarthysme, sagement assumé par beaucoup, est l’incarnation la plus juste des applications de cet interdit qui vise ceux suspectés de nuire ou de ne pas défendre les valeurs communes protégées par la puissance publique, donc légitimes. Et c’est la littérature romancée, journalistique et des essais, que vise chaque fois cette nuisance chargeant ouvertement les libertés de pensée et d’expression. Depuis les années 20 où les écrivains – Dos Passos, Fitzgerald, Hemingway... - ont pris conscience que le puritanisme américain leur est fatal, des vagues d’auteurs ont préféré l’exil auprès de grises banlieues européennes que le confort de leurs bercails. Comme l’ex. URSS, les USA gardent souvent leurs subversifs chez eux et aussi ne leurs autorisent pas la paix douillette en leur infligeant aussi leur goulag comme l’emprisonnement du maître du polar Dashiell Hammett ou bien des persécutions avec les dossiers du « FBI de Hoover »(4) et du « Beria Washington » (4) qui ont touché James Baldwin, Norman Miller, Allen Ginsberg et beaucoup d’autres.
Dans la puissante machine idéologique hollywoodienne qui a aussi le statut du pole industriel à orientation inaliénable, on se contente de glorifier, par moult fictions, la suprématie du pays pour faire passer un abominable mépris du reste du monde, reconstituer la personnalité américaine une fois effritée dans des aventures ruineuses et mettre au devant des malveillances en meilleure et éclairée sinécure. Ce qui a donné matière Théodore Roszak, considéré précurseur de la contre-culture suite à son ouvrage « Vers une contre-culture » paru en 1969, à décortiquer en 1991 dans « La conspiration des ténèbres » (traduit au français en 2004 faisant une vente de 70 000 exemplaires) l’immensité de cet appareil phénoménal du 7ème art qui fonde un imaginaire universel aussi fort que les conquêtes de l’espace par la NASA. Cet auteur publia en 2006 « La menace américaine » à la veille de la réélection de Bush-fils. Et son dernier livre « L’enfant de cristal »(5), qui sort en France qu’en son propre pays au regard du traitement d’indésirable qui lui est fait, et cette oeuvre est consacrée au thème du cinéma.
L’histoire dite de la « Black List » (la liste noire) qui est d’abord un livre portant ce tire, a visé des journalistes au professionnalisme incontesté, détenteurs les plus grandes distinctions (Pulitzer, Emmy Awards, Peabody Awards) illustre le système de contrôle et répressif, souvent chanté par ignorance ou complaisance envers la belle démocratie.Commencée en 1996 avec l’affaire de l’avion de la TWA à destination de Paris, qui explosa comme abattu par un missile tiré de l’un des nombreux bâtiments de la US-Navi en manœuvre là où a eu lieu le drame, elle explique désormais le culte principal d’une administration pervertie . Kristina Brojesson reporter et productrice très en vue, travaillant à CBS, qui découvre le pot-aux-roses constate aussi l’indécence, sans en être vraiment prête à une autre croyance, des règles abjectes en en place. Quand elle décide de savoir si vraiment la censure peut tant l’empêcher de faire son travail, alors qu’elle vivait l’idée idéale confectionnée par le précédent du Watergate, en enquêtant auprès de ses collègues, elle fut ahurie par l’éthique de surveillance généralisée et bien établie. Corruption en retraite dorée ou en cachets surévalués, licenciements, pressions, autocensure...
Toutes les panoplies qui laissent croire à l’inexistence de la liberté d’expression au pays de la belle démocratie, ont été vérifiées par Kristina. Surtout qu’il ne fallait pas toucher au niveau de la presse, pendant les années 90 où éclata ce scandale, à l’industrie du tabac. Mais ça reste encore en vigueur en matière d’autres industries de l’armement, de l’énergie, de la pharmacologie et bien d’autres secteurs où il est complètement impossible de révéler les malversations, secrets inhumains et autres odieuses réalités. Comme pour d’autres arts où la censure est omniprésente, nous y reviendrons un jour.
(1) « De l’inégalité en Amérique. La vague conservatrice de Reagan à Bush » de Godfrey Hodgson –Edition Gallimard
(2) « De la religion en Amérique » de Denis Lacorne –Edition Gallimard.
(3) « Obama, le roman de la nouvelle Amérique » d’Audrey Claire, -Edition Le Rocher
(4) « Le FBI et les écrivains » 1991, de Nathalie Robins - Edition Albin Michel.
(5) « L’Enfant de cristal » de Theodore Roszak, traduit par E. Ochs –Edition Le Cherche Midi, collection « Néo ».
Cet article a été publié par POPULISCOOP
NOUVEAU, à partir de cet article, la vocalisation des sujets vous est donnée par ARGOTHEME.
Attention cet article est aussi vocalisé .Qui travaillera le plus ? L’immigration, les sans-papiers ou bien la discrimination. La France devant le besoin de main-d’œuvre et les flux d’arrivants clandestins. Qui sera le mieux payé ?
Alors que 300 sans-papiers manifestent, le 16 avril 08 devant le ministère du travail après avoir bloqué les sociétés où ils travaillent, sous la conduite du seul et irremplaçable en la matière, le syndicat CGT. Et qu’éclate, le même jour, le scandale de l’enfant banni d’un jeu de la chaîne de télévision « Gulli », appartenant au groupe Lagardère, pour son prénom jugé à consonance révocable « Islam », le ministre Brice Hortefeux
empoche son premier accord avec l’Egypte inspirée du concept « immigration choisie ». Après avoir déjà ratifié de la même sorte avec le Sénégal, pays ayant des relations historiques avec une communauté établi en hexagone, le membre du gouvernement UMP, chargé de cet épineux dossier où la xénophobie repousse la citoyenneté à même les laborieux êtres, perçoit dans la foulée un intéressement pour la même convention avec le Cap-Vert. Ce qui le stimule à croire à l’étalement en tache d’huile, auprès d’autres pays ne pouvant contenir les forces de travail, du résultat de son déplacement de 2 jours au pays des pharaons.
Un tas d’autres événements, secouent ces jours-ci le front social et les débats publics autour de la présence des étrangers en France. Les médias reprennent avec une certaine banalité ces faits récurrents tant que d’autres actualités sont plus éligibles à tenir les Unes. Il convient de citer les plus marquants comme les mutineries et grèves de la faim dans les centres de rétention, ou bien le rejet par la cour suprême d’y ouvrir des tribunaux. Ce qui a provoqué l’annulation des jugements qui ont été prononcés au niveau de ces lieux d’emprisonnement, sujets à moult controverses dont la mort ou le suicide d’internés. Parmi aussi les faits notables, la marche des clandestins qui a démarré le lundi 19 avril à partir, de la ville de Lille vers la capitale, comme une nouvelle histoire Ch’tie, distante d’environ 200 kms. Une action inspirée de la marche des « Beurs » de 1983 qui, a pris le départ de la Lyon soit quelles 600 kms. Qui elle, se doit à son aînée des chômeurs des Etats-Unis qui dans les années 20 du siècle dernier a regroupé un demi-million de chômeurs réclamant du travail, à l’époque de la grande crise, et s’est dirigée vers la Maison Blanche à partir de Sans-Francisco pour parcourir plus de 1000 kms.

Ce qui frappe aussi, pour la première fois des patrons basés surtout Ile-de-France et particulièrement ceux de la restauration soutiennent ouvertement les grèves de leurs travailleurs… pour des régularisations. Il faut préciser qu’ils ne désirent s’en passer de cette main-d’œuvre corvéable à merci, aussi bien pour travailler sans rechigner là où elle placée et autant d’heures qu’on lui inflige ainsi que sous-payées au plus bas de l’échelle des salaires. Outre qu’ils sont juridiquement exposés à des poursuites et doivent parer de la sorte en soutenant leurs employés. D’après certains dirigeants d’établissements qui ont osé s’exprimer, ces recrutements ont eu lieu avec des faux papiers sans qu’ils soient décelés falsifiés.
Les pays développés confrontés au déplacement, surtout économique ou en fuite à l’insécurité, des populations de pays moins nantis n’entendent plus avec la bonne oreille « la mondialisation » qui leur est chère pour les échanges des richesses. La France dotée d’une grande tradition d’accueil de main-d’œuvre étrangère, connaît depuis 2004 un besoin de force de travail dans le bâtiment, le tourisme (hôtellerie et restauration) et l’aide aux personnes. Avec l’embellie économique déjà amorcée au niveau de l’agriculture avec fulgurance aux tarifs où sont les prix des productions de ce secteur, outre la confiance qui marque une certaine réduction des chiffres du chômage, à échéance la donne du besoin va vite s’accentuer. L’hexagone est mieux loti que ses voisins pour la faiblesse de la fécondité féminine européenne, alors qu’elle n’était que de 1.5 enfant par femme en moyenne en 2003, il se porte mieux que jadis. Préoccupée par l'avenir démographique comme la plupart des pays de l’Union européenne, la France n’est pas actuellement dans la même situation : avec un taux de fécondité de 1.92 enfant par femme en 2004 (et même 1,94 en 2005), elle se situe au premier rang du vieux continent, à égalité avec l'Irlande et loin devant les autres grandes nations européennes que sont le Royaume Uni (1,74), l'Allemagne (1,37), l'Italie (1,33) ou l'Espagne (1,32). Même si la France n'assure plus tout à fait le renouvellement de ses générations, sa position relative reste très enviable. Selon le rapport datant de mai 2006 intitulé « Besoin de main-d’œuvre et politique migratoire » -page 8.
Profitant des jalons mis en place au niveau européen au sujet des affluences migratoires, tous les gouvernements français retrouveront une ligne de conduite dans cette globalité du traitement de la question de l’immigration dans le cadre continental. Ce dernier donne entière latitude aux décideurs locaux mais annonce le besoin européen de bien une cinquante de millions de travailleurs pour le siècle 21.
Ce qui fait aujourd’hui débat c’est la reconduction au-delà des frontières de 25 000 clandestins par an, d’ailleurs présentée certainement sans les ambiguïtés qui l’habitent. Ce quota complètement fié au fait que le flux migratoire est interminable et est encaissé, toutes gardes baissées, sans possibilité de le juguler. Comme il est décrété avec une quantification sans approximation alors que des constats récents rapportent une diminution de même que l’accroissement n’est pas conjecturé. La probabilité d’épuisement de personnes démunies de titres de séjour se dessine selon Mr. Horteffeux, pour la première fois environ 5% de retours en terre d’origine se son faites de plein gré des clandestins. La diminution sensible du nombre d’embarcations venant d’Afrique depuis le début de l’année 2008, est due à outre l’effet dissuasif des mesures actuelles, fondées sur la traque sécuritaire livrée aux clandestins forcé au point de départ. Carrément l’inexistence de passagers en provenance des Balkans et de l’Asie orientale est réelle. Les pays de cette région de l’est méditerranéen négocient malgré la faiblesse des ressources, tant le retour à la stabilité que des redressements économiques. Avec l’intégration à l’union européenne de certains d’entre eux facilite énormément l’accès au travail et l’absence de la formalité administrative pour régulariser la présence au sol d’accueil, a aussi donné le droit au vote dans élections locales en France.
Depuis justement l’année 2007 l’adversité des traversées de la méditerranée, sur des embarcations de fortune, prend désormais une ampleur inégalée jusqu’à là en Algérie particulièrement qui vit un climat de déréliction sur tous les plans de sa jeunesse dont le pays leur ferme toutes perspectives d’avenir. 271 algériens ont été recensés en 2006, environ 5 fois plus en 2007 et une formidable explosion dès l’année 2008 dont le bilan est attendu avec acuité, au regard des échouages, des arrestations et des décès enregistrés. Le samedi 19 avril, le chef du gouvernement algérien a promis la création de 400 000 emplois pour mettre davantage de poudre aux yeux des désespérés.
C’était les pays voisins, Maroc Tunisie et Lybie, comme zones de transit aux africains accédants en Espagne, par Melilla pour le premier, et à la Sicile, Chypre, Malte et Grèce pour les seconds. Et c’est eux qui ont alerté algérienne de la forte recrudescence de la présence des jeunes algériens dans les échecs de traversée de la méditerranée… Faute de ne pas tenter le djihad, contre un système politique complètement ruineux et gargarisant à ses administrés une fausse fierté nationaliste le bien-être, plutôt complètement accaparé par des catégories rentières campant la seule ressource de l’énergie, la jeunesse se tourne finalement à tenter cette aventure d’atteindre d’autres contrées. Par où, une fois le cap de la mort par noyade surmonté, un autre avenir peut-être tracé.
La mort en début d’Avril de 7 jeunes de la ville de Tiaret, 300km au sud-ouest de la capitale, a provoqué un émoi parmi la population dans cette localité. Les jeunes de ce chef-lieu de wilaya (département) ont manifesté et ont été reçu par le préfet. Ces 5 dernières années une prise de conscience est faite, constatant l’augmentation depuis 2007 de départs impromptus. Il suffit d’une absence d’un jeune pendant quelques jours, pour que son entourage songe au phénomène dit « Haraga ». Ce mot a valu à l’écrivain Boualem Sensal
d’intituler une de ses œuvres, dès 2006 avant que ne tombe aux yeux des responsables cette calamité de la fuite à tous prix, mais pas âme qui vive… Même pas une lecture de la réalité qu’un livre algérien révèle, sinon la censure de ce livre ainsi que celui, du même auteur, portant le titre « Poste restante », alors que son licenciement de son poste de travail au ministère de l’industrie date de quelques années.








