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Tous les sujets proposés par ARGOTHEME sont ceux que se partagent les ALGERIENS où qu'ils vivent. La création d'un pays moderne, juste et heureux nous incombe. Ne soyons comme des vaches dans le prés regardant passer les trains. METTONS LA MAIN DANS LA
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Jeudi 22 Mars 2007

Par N.E. Tatem ARGOTHEME.

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Masque en terre cuite, du théâtre antique. Lieu indéterminé où il a été découvert.


Les genres de théâtres, sont-ils épuisés ? C’est à dire tous explorés, au point qu’il est impossible d’en fonder de nouveaux.
En réponse, on voit plus un rétrécissement catégoriel.
La comédie, le drame et la tragédie ont fait un triptyque d’écoles qui laisse peu de place à d’autres canevas de forme.
Sur le plan contenu, on arrive à scinder les uns des autres, ou de faire cohabiter les techniques conceptuelles qui peuvent ne pas avoir de limites : l’absurde, le comique, l’engagé, le réaliste, le romantique, le policier etc…(interminable liste) à l’intérieur des trois exercices principaux. Ces derniers ont finalisé une « tri-configuration » qui sert à identifier les aspects d’apparence globale de chaque texte. Exigence de cohérence pour toute pièce, la conclusion se réduirait généralement à : 1- j’ai ri, 2- je suis ému et 3- j’ai pleuré. Comment s'autoriser de mettre dans une seule pièce de la comédie, du drame et de la tragédie, à moins qu'il faut sauter de la lente tortue au frêle papillon. Donc s’applique, sine qua non, à chaque représentation, quand elle est  soumise à la nécessité de la classer : comédie, drame ou tragédie.
En associer les trois, on ferait une résonance peu épargnée d’ambiguïté. Ce n’est pas le cas pour les qualifiants qui révèlent les habillages qu’on peut enjoindre à chacune. Et heureusement, cela permet de plancher sur des horizons qu’on peut défalquer par variations ou ramifications. Favorablement varier les interventions multiplie les styles au sein de la comédie et du drame.
Car chose consommée, disons-le, que reste de la tragédie ?
L’héritage du répertoire antique, lointain de nos valeurs, perceptions et cultures contemporaines, constitue bien un trésor inépuisable que seule la tragédie véhicule. On peut en faire encore des spectacles et, outre mesure, on les agencerait qu’avec le classique, si besoin de déterminer le genre nous est posé.
Notre époque produit, que cela déplaise, que des œuvres de types : comédie ou drame. Qui se permettrait de créer le tragique s’il ne reprend pas de l’antique ou bifurque vers le théâtre d’horreur ? Dans ce sens, le tragique est abordé, comme d’une absorption cognitive, par le drame du point de vue : tant qu’il ne soit pas ludique, délassant. Que peut-il être donc ? Tandis que celui qui recommande une appréhension, ou lecture, de la profondeur du sujet : le drame. Il prend distance du comique, pour rattraper ou sauver l’esprit du tangage, telle est sa qualité première, au gré des rires venant du soit positionné vis à vis de ce qui provoque son humour.
De nos jours, les formes de théâtre n'ont que deux principales familles : comédie et drame. Au contenant (forme) est enjoint un contenu (thème) à retrouver dans les diverses typologies, desquelles : absurde et engagée ont marqué le XXième siècle. Comme on n’en fait plus de tragédie, l’espèce est frappée de vétusté, la comédie et le drame se dispute désormais le public. La guerre existe, qui en aura le mot de la fin ? Les Molières n'attribuent plus, depuis 2002, de distinctions au comique malgré une riposte vive de quelques pros. Parce que la comédie, variée plus largement que le drame, ratisse en plusieurs plages à la fois des encodages de réalisation que des décryptages que se font les auditoires. Le drame se veut fortement, vachement convient mieux, philosophique suscitant un travail de conscience et appelant davantage à penser… 
Demandons aux metteurs en scène s’ils se sont spécialisés pour l’une ou l’autre, la comédie ou le drame ?
La question se pose à cette corporation tant qu’elle détient le principal pouvoir à l’origine de la tenue du texte devant son auditoire, c'est à dire responsable de la naissance des spectacles. La spécialisation comme le veulent les arts, la doigté en vertu de l’expérience forge et consolide les acquis.
Pour le théâtre on n’aime pas les confinements. Cet art est trop libre dit-on. Ce n’est pas le cas du cinéma ou de la peinture, pour citer que les arts principaux, où on se perfectionne pour parfaire au fur et à mesure des créations venant à naître. Pourtant il est indéniable que nous rencontrons, paradoxalement, de vrais maîtres du tragique qui agissent en réelles bibliothèques du patrimoine.

A propos des metteurs en scène, métier né avec le début du 20è siècle et écarte l'auteur de l'acteur donc du public : « Au théâtre, il y a deux metteurs en scène : ceux qui croient qu’ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs. »
Rhetta Hugher.

publié par ARGOTHEME -Editeur et Communicateur- dans: histoire/ culture - politique
Jeudi 15 Février 2007

Les yeux de RAK disent long_____ 

POUR ECRIRE ET PUBLIER UN ARTICLE DE CYBERPRESSE======>

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ALGERIE : UN PREDATEUR ISSU DU SERAIL.  

Depuis le 7 janvier 2007 se tient au tribunal de Chéraga relevant de la cour de Blida, banlieue ouest d’Alger, le procès de la plus grande affaire d’escroquerie que connaît ce pays. En lien avec des pratiques connues mais jamais élucidées, de gestion de la colossale rente algérienne que génère ses ressources naturelles notamment énergétiques, l’affaire fait couler beaucoup d’encre, tant pour son gigantisme que pour l’attente qui tient en halène l’opinion algérienne qu’ailleurs. En Angleterre où s’est réfugié le milliardaire déchu, d’où il vient de réfuter la possibilité de son extradition en l’absence de convention entre les 2 pays et surtout ses derniers propos de « l’injustice régnante dans son pays d’origine », et en France où les ambitions de cet arnaqueur se sont bien disséminées, les échos sont mesurés du fait l’appréhension des procédés équivoques dont s’est habituée l’administration algérienne.

 

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME

 

 L'ignominie de ce banditisme en col bien blanc, reflète le contraste entre l'espérance d'un pays à se construire après sa libération et la prédation à laquelle s'adonnent ceux qui font main basse sur les moyens favorisant le développement, raté de l'Algérie à cause du système de pillage perdurant.

 

L'aspect idéologique avec lequel s'explique ce scandale ramène au profil de Rafik Abdelmoumène Khelifa. Repris de justice, condamné à 6 reprises pour des larcins avant de ce lancer dans les hautes sphères, ses manigances sont de règle destructrice visant les capitaux à caractère social où les plus démunis des algériens mettent leurs expectatives de bien-être. Le principal meneur intenta aux secteurs du logement social OPGI (Office Publique de Gestion Immobilière), les caisses de la sécurité sociale qui ont été poussées à léguer la gestion de leurs comptes à une banque sans solvabilité, des œuvres sociales de mutuelles, de banques étatiques ainsi que ceux des entreprises publiques (les privées sont rares) les plus performantes et des particuliers dont beaucoup de l'immigration. 

Le jeune homme d'affaire algérien qui s'est illustré en France avec le sponsor du prestigieux club français de football, l'OM (Olympique de Marseille), avait un pieds bien implanté au niveau de la baie cannoise où il était propriétaire depuis l'année 2000 de trois luxueuses villas, un hôtel particulier à Cannes ayant appartenu au milliardaire excentrique connue sous le nom de Môme Moineau, puis d'une boîte de location de voitures de luxe, avant de fonder une chaîne de télévision, Khalifa TV, et une compagnie de transport aérien, Khalifa Airways, ainsi que des relations avec les 2 grandes figures artistiques, Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, à coup de chèques de 50.000 euros pour lui faire bonne figure. En réalité le scélérat, né dans les carcans de la « Kleptocratie » qui sévit depuis l'indépendance dans ce grand pays pétrolifère maghrébin, n'est qu'un écumeur sans vergogne. Dès l'intéressement de la justice algérienne à cette histoire la liquidation judiciaire de ses entreprises a été déclenchée à la vitesse de l'éclair en France.

Rejeton d'un certain Laroussi Khelifa ministre dans le premier gouvernement algérien de post-indépendance, lui-même pharmacien de son état au même titre du larron fils qui fonda un empire financier aux convoitises des secteurs commerciaux que productifs. La hâte de se remplir les coffres ne fait aucun doute, du point de vue où la notion de création de richesses n'a jamais lieu.

Le contexte, tout à fait idéologiquement était propice qu'outre mesure car il était montré comme le modèle parfait de réussite, dans lequel est né le groupe Khelifa est marqué par le passage à l'économie de marché, d'une Algérie déjà secouée depuis des lustres par de tels méfaits camouflés d'une opacité qui ne permettait guère de les déchiffrer. Fuites de capitaux et accaparements des faramineux ressources segmenté au profit des cercles du pouvoir du FLN dirigeant, et non libérateur qui lui reste un symbole de décolonisation, étaient depuis longtemps dans les bouches. A l'arrivée de feu Boudiaf à la présidence de l'Algérie après de l'arrêt des élections de 1991 qui allaient introniser les ultras islamistes de l'ex.FIS au pouvoir, Jean Zegler député européen de Genève lui a fait parvenir une lettre dénonçant l'existence de beaucoup de biens immobiliers, sur les boulevards de Bernes et de sa ville (Genève), appartenant directement à des notables du régime ou à des intermédiaires. Il avait même proposé de les récupérer pour le compte de l'Etat algérien. Boudiaf a été assassiné, au bout du sixième mois à la tête du pays après des années d'exil, par un de ses garde-corps et ce projet est tombé dans les oubliettes. Le retour de Bouteflika, renommé pour des suspicions de même nature, n'arrange pas l'existence d'une telle mesure. Lors de son passage sur la chaîne de télévision Al-Jazeera, RAK (Rafik Abdelmoumène Khelifa) cita l'actuel président algérien du point de vue qu'il est à l'origine de sa chute et du côté historique, révélant que son géniteur faillit l'exécuter pour désertion en 1958. Cette dernière information a été reprise par le quotidien « Ouest-France » du 3 février 2007sous la plume de son correspondant à Alger.

Quand apparaît le « golden boy » Khelifa, outre la libéralité idéologique en offensive, les frappes du terrorisme islamiste accomplissaient l'élimination physique du fleuron intellectuel et intègre de la société civile naissante, afin de taire toute possibilité de mise à nue du passif des détrousseurs d'antan sur le point de blanchir les fortunes amassées, ou de barrer la route aux familles de type camorra dites « politico-financières » qui sévissaient outrageusement dans l'importation. La filière européenne de voitures touristiques dites « CH » (1) d'âge avancé et dont les cartes grises les présentaient récentes, qui a été découverte à la même époque, illustre les méthodes frauduleuses d'entrée des produits d'import. Affaire qui reste dans les annales algériennes comme une tare pour l'absence d'expertise et de contrôle des services publics, donc les  raffermissements profondément entrantes dans les rouages décisionnels.

L'affaire Khelifa éclata le jour où 3 cadres de « Khelifa Bank » ont été arrêtés à l'aéroport international d'Alger alors qu'ils tentaient d'expatrier frauduleusement dans leurs bagages 2 millions d'Euros. Depuis seul la division bancaire du groupe Khelifa concerne la justice. La magistrate, madame Brahimi Fatiha, en tête du procès apporta les chiffres suivants, en guise de fonds dérobés d'une banque née, dit-on, de la vente d'une maison co-héritée avec un frère -Lakhdar- et une sœur -Hafidha- du principal instigateur suite à la falsification de signatures : « 2,292 milliards de DA, 1,796 million de dollars US, 8,1 millions d'euros, 7,42 millions de francs français (1,13 million d'euros), 8.700 francs belges (215 euros), 2.615 Deutsch marks (1.337 euros), 12.570 francs suisses, 57.360 livres sterling, 210 dollars canadiens, 500 marks finlandais (84 euros) ».

De toute évidence la confrontation des classes rentières proches des autorités qui se sont succédées en Algérie depuis 1962, constitue le soubassement de cette affaire. Les responsables cités en l'occasion du jugement vont d'un chef de gouvernement à quelques ministres, certains pour avoir fermer les yeux devant la gabegie et d'autres pour avoir pris part dans le montage d'un groupe financier pillard. Environ 1000 personnes sont auditionnées à titre de témoins ou d'inculpés et beaucoup au même titre que RAK sont en fuite et sous mandat d'arrêt international.

 

( 1) CH : est l'identifiant international suisse des immatriculations des véhicules.

publié par ARGOTHEME -Editeur et Communicateur- dans: histoire/ culture - politique
Jeudi 01 Février 2007

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME

 

 

Les 2 ou 3 petites choses que je crois avoir compris à propos du Web.2.0, et qu’on le sollicite déjà !

 

 

Une nouvelle technologie mettant fin à la passivité de l’internaute en simple récepteur consommateur, est sur le point de restructurer entièrement Internet. C’est en fait, le passif l’anonyme et le simple surfeur sur la toile qui, s’est davantage impliqué, est à l’origine d’une révolution. Si en réalité elle s’impose d’elle-même pour la convergence et la simplicité, elle reste le fruit de créateurs humains. Arrivée à maturité après des années d’échanges sur la toile qui n’ont de virtuel que de garder les distances entre communicants, pourtant mitoyens par la brièveté accélérée avec l’ADSL, le Web 2.0. entame une métamorphose de ce qui a été son prédécesseur le Web.1.0. Ce dernier se présentait éditions sur papier que l’encyclopédie incarne le mieux, et obéissait, comme elles à travers les menus d’accueil, aux repérages des sommaires et des tables de matières. Seuls les liens hypertextes donnaient l’allure du dynamisme qu’au lieu de tourner les pages, on y va directement et rapidement par la magie l’électronique.

 

Désormais une interactivité à l’échelle planétaire attribue au Web.2.0 la forme, contrairement au bouquin ou la revue, d’un vaste réseau occasionnant ainsi des bases de données produites d’une manière dûment collective. L’internaute, qui dans la précédente mise au point prenait de l’information et accéder à des services, s’est converti de lecteur en publicateur de données et certains ont déjà tissés leurs propres réseaux. Aidé par les progrès technologiques de ces dernières années (microprocesseurs des machines et le haut débit du signal Internet), la communauté des internautes est plus impliquée que par le passé. Elle lance ainsi l’exigence, sans nécessairement la décréter, que de nouveaux principes régissent le Web. Bien sûr des plateformes collaboratives sont mises en services pour bousculer les modes usités qui ont certes donné leurs preuves, mais semblent déjà dépassées. Citons quelques principaux sites de partage de données :  Digg (actualités), Wikipedia (encyclopédie), Upcoming (agenda public) et del.icio.us (tags et favoris)

publié par ARGOTHEME -Editeur et Communicateur- dans: histoire/ culture - politique
Vendredi 19 Janvier 2007

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME-

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Abou-Zeid Abderrahman Ibn Khaldoun précurseur des sciences humaines

Né le 27 mai 1337 à 19 mars 1406 à Tunis.

D’une famille originaire du Yémen et établie en Andalousie.

Arnold Toynbee dit de lui qu'il a « conçu et formulé une philosophie de l'Histoire qui est sans doute le plus grand travail qui ait jamais été créé par aucun esprit dans aucun temps et dans aucun pays ».

 

Il y a 600 ans mourrait l’anthropologue et le sociologue avant l’heure, Ibn Khaldoun. Quand en 1406 il a rendu l’âme à qui de droit, il était Cady principal d’Egypte. Haut magistrat, détenteur des préceptes fondamentaux et des procédures d’application en matière de droit. Pour toute la société musulmane de l’époque, il était consulté pour orientation, ou bien il lui était confiait l’entière autorité de statuer, en matière de litiges entre les sujets et les communautés.

Observateur de haut vol de la société musulmane décadente sous yeux, il était le dernier des maillons du courant des rationalistes qui militaient depuis le 12ème siècle pour rallonger la vie d’une civilisation qui perdait tant sa présence que son règne sur les sciences et le savoir. Le mouvement fondé par un certain Nacereddine Ettozi, a surgi en orient avec une chaîne d’adeptes vivants depuis les confins du Golf d’Arabie jusqu’aux portes de Chine, dit celui « El-Mouâtazila ». Cette coterie n’avait pas lieu d’être côté Maghreb du fait du rayonnement de l’Andalousie musulmane. Par contre, elle était plus présente et active, géographiquement du côté du levant du fait de la forte emprise des obscurantismes et autres discordes autour des khalifats qui se sont déclenchés dès la mort du prophète.

Inspirés des philosophies grecques dont les traductions à la langue arabe ont été ébauchées à partir des grandes œuvres de Platon, Socrate et éminents penseurs qui marquent à jamais l’humanité, par Averroès (Ibn-Rochd), les rationalistes ont ligué, sous la houlette de ce Nacereddine sauvagement assassiné par la secte des « Hachachines », plusieurs jeunes originaires de Turquie, Irak, Iran, Arménie, Turkménistan, Afghanistan, Azerbaïdjan et surtout Ouzbékistan avec ses deux villes Boukhara et Samarkand.

Une trêve dans l’écroulement de l civilisation arabo-musulamne, comme une parenthèse, avait pris le dessus pendant l’époque florissante marquée, par le non moins éclairé, Haroun Er-Rachid, régnant au côté du Golf persique sur les vestiges de la civilisation perse. Le seul et le dernier à n’avoir pas lésiné sur tous les moyens dans l’encouragement des sciences et des arts, avant que l'assignation de faire de l’occident via l’Espagne le fief cette civilisation basée sur la langue arabe. L’ensemble de la rive nord de la méditerranée s’est mise à progresser et à la découverte des continents (Amérique et Australe) et des lointaines civilisations de l’extrême orient (Chine et Inde).   

Ibn Khaldoun qui, il faut le préciser, est resté inconnu tant dans le monde qu’auprès de la culture arabo-musulmane jusqu’au 19ème siècle, fut le premier à avoir créé et rédigé de vrais traités que les éditeurs et les critiques nomment actuellement par essais, de sociologie. Cette science sociale encore honnie par les intégrismes à notre époque, qui analyse la psychologie collective et les structures mentales des populations, se rapporte à déterminer les origines et sources des comportements que génèrent les cultures modernes ou leurs opposées traditionnelles. Ce qui place ce penseur, comme fondateur d’une chaire qui se veut une véritable prescience définissant « le comment et pourquoi » qu’une communauté quelconque sombre dans la régression, avance vers le progrès ou stagne fixée à la conjonction qu’elle croit la préserver d’où « le conservatisme ». Mais la sociologie qui était dissertation sous forme de constat ayant pour sujet l’environnement et le cadre de vie des humains, s’est développée depuis, devenant le socle d’analyse des attitudes et agissements qui conduisent des sociétés observées, à réagir d’une sorte préférablement qu’une autre.

Pour que cet homme atteigne un tel rang de création, il était à la fois doué d’une grande mobilité (voyageur comme Ibn Batouta « journaliste » et Ibn-Roch), préoccupé sinon excédé de la déchéance qui s’opérait sous ses yeux et surtout lettré pour écrire Prolégomènes « El-Moukadima ». Première thèse que connaissent les sciences humaines. Son parcours au Maghreb est plus important, dans le temps, que son siège en Orient au même titre qu’Averroès (Ibn Rochd). C’et l’influence de l’Andalousie où ce dernier (Averroès) enseigna auprès du roi El-Mansour, dans même le palais royal, alors que ce monarque guidait cette contrée prospère et lumineuse en matière de science. Elle était un attirail cité en exemple pour tous les savants et disciples de l’époque. Outre sa mitoyenneté avec l’Espagne, le Maghreb avait un immense héritage historique, bien millénaire et se rapportant à toute l’époque romaine avec Carthagène et la civilisation chrétienne avec Saint Augustin.

Cette région nord-africaine faisait que tous les érudits plantaient leurs ordres dans cette région où allait naître la courte civilisation des « Hamadites », sur l’axe (Naciria) B’gayeth -Bejaia- où ont été écrits pour la première fois les chiffres utilisés de nos jours (1, 2, 3 etc.), Kalaâ des hamadites (région M’sila) en passant de la minuscule bourgade des Beni-Abbès (Ighil-Ali) et Tiaret (Tihert). C’est dans la région de Tiaret qu’une grotte, encore en place, creusée au flan d’une colline, dit-on des mains d’Ibn-Khaldoun et où il séjourna en ermite pour rédiger quelques unes de ses œuvres dont certainement la très intéressante « Histoire des berbères ».

On doit à Ibn-Khaldoun comme au prophète Mohamed et à Karl Marx (Voir sa correspondance sur la société algérienne pendant son séjour au 19ème siècle) un verdict d’observateur concernant les personnes et les communautés paysannes ou les ruraux. Il avait à sa manière : (Idha dakhala el-Aarabou médina Alhakaha el-kharabou) en d’autres termes : Quand rentrent (il veut dire dirigent) les ruraux une cité, elle sera ruinée.  

 

publié par ARGOTHEME -Editeur et Communicateur- dans: histoire/ culture - politique
Mardi 26 Décembre 2006

L'insurrection de 1871, dite d'El-Mokrani est la plus importante (du 19 siècle) après la resistance de l'Emir Abdelkader.

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME =====> http://www.argotheme.com

Si vous désirez consulter les articles antérieures de Tatem dans le doyen de la presse écrite algérienne "ALGER-Républicain" cliquez sur l'adresse (URL) suivante: http:www.argotheme.com/algerep92.htm/

 C'est en janvier 1871, donc c'est un anniversaire en ce début de l'année 2007, que le Bachagha El-Hadj Mohamed, Ben El Khelifa Ahmed, El -Mokrani se mit à la tête de la plus grande et la dernière  rebellion du 19è siècle contre l'occupation coloniale française en Algérie.

Descendant de l'aristocratie berbère des hauts plateaux, et exactement de la fameuse Kalaâ des Beni Abbès communément appelée "Ighil-Ali" qui enfanta aussi les grands personnages Taous et son fils Amrouche, El-Mokrani est un personnage qui refusa toute compromission avec l'ennemi. Il tomba au champ d'honneur les armes à la main.

Sa révolte a suscité beaucoup d'espoir chez les algériens de l'époque. En effet la spoliation des terres commença dès 1830 mais c'est en 1860 que la loi Warnier a été promulguée pour établir le cadastre. En 1870, un autre texte foncier dit "Sénatusd Consult" apporta directement l'occupation de force des terres par les colons français. Il faut faire une distiction entre colons qui sont venus pour accaparer les richesses et ceux expatriés qui étaient des indésirables en France et sont venus se refugier en Algérie comme les communards de la commune qui ont commencé leur lutte en 1780 en France, surtout et les nombreux les socialistes qui ont épousé l'idéal et la lutte que guidaient conjointement Marx et Engels dans les pays industrialisés au nom des ouvriers (les insugés que décrit le roman de Julmes Valles) et les anarchsites.  D'ailleurs beaucoup de terres algériennes appartenaient aux pachas et Deys turcs qui étaient soit des anciens militaires soit des membres de la dynastie ottomane qui comptait à l'époque quelques 200.000 individus et occuopaient les postes et les richesses des peuples sous le grand protectorat de Constantinople. Les colons voulaient directement remplacer ces turcs.

La révolte a duré 5 mois. Le 14. mai El-Mokrani est tombé en martyr. A propos de sa mort 3 versions circulent et concordent presque.

1- Il a été abattu par un tireur d'Elite d'origine arabe, lors de la prière du Vendredi menée devant environ 10.000 fidèles dans un village aux environs Bouira. C'est la version orale.

2- Il a été tué en plein combat par un tireur d'élite sur les cilmes des Bibans (les portes de fer) aux environs de Hamam El-Biban à Beni-Mansour.

3- Il s'agit d'un mort au combat comme meurrent tous les guerriers.

Ceux qui ont pris part à l'insurrection d'El-Mokrani sont : Chikh Aheddad de la Grande Kabylie, Mohemed El-Berkani à Blida, Ahmed Keblouti (Nom vuklgarisé par Kateb Yacine) de l'axe Guelma, Souk-Ahra et Tebessa. Bouchoucha au Sud (de Biskra à Oued Souf), Un jeune rebelle de B'Gayeth (Bejaia) dont j'ai ouvlié le nom (Je vous le donne plus tard) et même Mahieddine le fils de l'Emir Abdelkader tenta une incusion par la Tunisie qui n'a pas pu aboutir.

Sa mort le 14 mai,  a été cachée pendant les 5 jours qui suivirent, afin ses troupes ne perdent le moral et l'ennemi ne chante pas victoire et détruira tout ce qui peut rester de la resistance. Finalement son corps a été inhumé au lieu dit Oued Soufflat, situé entre Bouira, Sour Elghozlan et Médéa. Et ce n'est qu'en 1962 que sa dépouille a été déplacée à la Kalaâ des Beni-Abbes.

Son frère Boumezregue (plus jeune que lui de 10ans) continua la lutte pendant encore quelques mois et a été arrêté puis déporté en Nouvelle calédonie. Il a été embarqué dans le même Bateau que la grande militante anarcho-communiste Louise Michèle vers la nouvelle Calédonie. Boumezregue revint en Algerie au début du 20è siècle et mourra à Alger où il est toujours enterré en 1902.

Le père du Bachagha El-Hadj Mohamed El-Mokrani, s'appelle El-Hadj Ahmed El-Mokrani et était Khelifa. Il vait participé à (Bayiaâ) l'allégeance de l'Emir Abdelkader et contribua de beaucoup à la constitution de la Smala qui avait la forme d'un gouvernent itinérant avec toute sa logistique soit de 60.000 cavaliers (hommes avec monture).

La famille El-Mokrani musulmane et Berbère entretenait des rapports étroits avec les turcs et était parmi les guides des tribus algériennes qui ont demandé le protectorat ottoman face aux croisades.

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