Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
2ème Partie : MEROUANE BERGHOUTI, LA PAIX.
L’homme accusé, non pas directement d’actes terroristes mais de commanditaire de ces derniers, est un dirigeant qui a ménagé ses efforts en matière d’autoprotection. La méthode comparable à celles dont ont fait usage de Fidel Castro et Yasser Arafat, afin d’échapper aux redoutables agents de la CIA pour l’un et du Mossad pour l’autre. L’imprévisibilité des déplacements surtout et la non sédentarisation ont permis au premier dirigeant de l’OLP d’échapper aux traquenards et à toutes visées qui l’ont ciblé pendant des décennies. Tous les dirigeants de son rang qui n’ont pas adopté des règles strictes de clandestinité, comme Abou Nidhal abattu à Tunis par un groupe d’agents secrets du Mossad dont un s’est même offert le privilège de filmer l’opération, ont trouvé leurs jours comptés.
Quelques 10000 palestiniens sont faits prisonniers en Israël dont beaucoup depuis des années. Les femmes, ceux qui ont été capturé enfants et les malades représentent environ 40% de cet effectif que l’humanité délaisse. On entend davantage parler de Gilad Shalit, un caporal-chef de Tsahal, pris les armes à la main et en opération dans un véhicule militaire, par les combattants islamistes palestiniens, que les milliers de relégués palestiniens sans aucuns jugements.
Parmi cette dizaine de milliers de séquestrés sans recours, Merwane Barghouti. Dès la mort du premier leader, il était vue à la tête du FATH, de l’OLP et même de l’Etat embryonnaire et sans indépendance que le peuple palestinien tente de créer dans un tumulte régional et un passage de l’histoire où l’improbable prime sur le rationnel. L’homme a le parcours du militant type et du citoyen modèle d’une patrie aux territoires morcelés, aux confins aléatoires et aux ressources, surtout provenant de l’aide internationale ou simplement les droits de douane revenant à l’administration palestinienne, sont contrôlées par l’occupant. Ayant rejoint très jeune les rangs du parti de Arafat pendant sa solide formation d’ingénieur polytechnicien croisée à une autre de droit internationale et professeur à l’université de sciences politiques de Bir Zeit, il connut dès son enfance toutes les étapes que traversa son peuple. L’homme est actuellement le plus populaire dirigeant de la galère collective imposée à ce peuple. A la fois brillant cadre, exemplaire de modestie et de présence dans l’organisation de la lutte de son peuple, il a été plébiscité, très populaire, par un récent sondage de la communauté palestinienne des camps de réfugiés au Liban où logiquement un non moindre leader devait l’emporter : Khaled Mesh’Al.
Lors des candidatures au sein du FATAH aux élections qui intronisèrent Mahmoud Abbas à la tête de l’Etat après la mort de l’ingénieur électricien Yasser Arafat dans un hôpital français, il choisit de ne pas se présenter. Tous les sondages lui donnait le double des voix de celles recueillies par l’actuel président. Déjà qu’il n’était pas libre et il sait que le vieux routier est un fidèle à une paix équitable, basée sur la continuité de la lutte légitime et la reconnaissance du fait accompli, l’existence d’un voisin encombrant mais humainement admissible. D’après toutes les opinions faites de ce monsieur, il est toujours le plus apte au dialogue avec l’ennemi avec un brin léger d’être moins rôdé aux rouages de gestion et de l’action externe en diplomatie que Mahmoud Abbas a beaucoup maniés.
Condamné 5 fois à perpétuité par un tribunal civil, il croupit dans la prison ultrasécurisée de Hadarim à Barsheeba qui, selon la gauche du Rakah communiste et les mouvements de paix israéliens fourmillants, le sauve d’être certainement assassiné comme son compagnon Rami Kaed. D’ailleurs même de derrière les barreaux, sa présence étonnamment de son unique personne, Marwan Barghouti est incontournable sur la scène politique porteuse d’espérance et de réels signes de cohabitation et de bon voisinage des 2 peuples. C’est même une chance unique dans l’espèce rare attachée à la paix.
Il est l’auteur d’un document, sorti de sa cellule, encore sous cape que l’arcane impérialiste primaire, des USA bien sûr, occulte. Le protocole associe Fatah et Hamas, sous forme d’appel, et préconise la reconnaissance de l’Etat d’Israël. Cet aveu tacitement accepté de la majorité politique qui coexiste et partage actuellement les principaux éléments de l’autorité palestinienne, est primordial pour la paix au proche orient, zone faisant la principale préoccupation du monde. La reconnaissance de l’Etat hébreu ne fait pas unanimité à s’y méprendre, car les peuples ne sont pas toujours à l’image des responsables qui les représentent. En 2005 un sondage au niveau de l’Europe, rapporta que 57% des questionnés considèrent Israël comme un danger pour l’humanité. Et l’on peut s’imaginer à partir de ce paramètre européen, à la mémoire marquée des méfaits de la deuxième guerre dont les déportations de France dans toute la Choa sont une tâche noire, quel résultat aurait un tel sondage dans les pays arabes d’abord et plus largement dans le reste du monde.
Pour que Marwan trouve le compromis dont il faut préciser qu’il revient et se base sur les frontières de 1967, avec satisfaction d’un côté le Hamas et de l’autre les israéliens attachés à la paix définitive, le rédige et l’on parle de lui dans les cercles avisés comme la diplomatie française de droite, c’est que la prouesse mérite d’être sue et mise au devant des propositions susceptibles d’atténuer les tensions puis de créer les conditions qui mènent à la paix. Elle est l’avenir unique, juste et équitable.
Bonhomie rondouillarde, la carrure à hauteur de 3 pommes comme son prédécesseur Arafat et plus populaire que quiconque, Barghouti avant d’être expulsé de Jordanie, il a séjourné dans les prisons sionistes. Homme assidu, il y profita pendant ce premier emprisonnement d’apprendre l’hébreu. Sa popularité en Cisjordanie, fief de toutes les tendances, est indiscutable avec sa participation et son orientation charismatique de la première et la deuxième Intifadad où il s’est risqué sur l’esplanade des mosquées, en 2000 lors de la visite de Sharon. Parmi les premiers et farouches dénonciateurs de la corruption, il est considéré le dirigeant du groupuscule dissident du Fatah, les martyrs d’Al-Aqsa. On lui doit la franchise : « El-Intifdah a 2 jambes, l’action armée et la négociation. »
Dans son ensemble la population palestinienne aspire à la paix pour que cesse le malheur qui la frappe depuis un demi siècle. L’aide que peut apporter Marwan Barghouti à Mahmoud Abbas, consiste à associer le Hamas à tout processus sur lequel s’accordent d’abord les 2 parties en conflit. Il est le seul homme à avoir une autorité d’écoute et une influence crédible avec le mouvement islamiste palestinien qui refuse de reconnaître Israël.FERME-LA BUSH !
Passage sur la pointe des pieds du plus puissant Despote.
Ferme-la BUSH !
La fois d’avant, pas celle du 21 juin 06, qu’il était passé du côté des eurocrates officiels, quelques 100 000 manifestants, lui ont fait entendre leur désapprobation de sa guerre. Oui, ils sont venus de toute la vieille Europe, telle qu’il désigne le bercail de la civilisation occidentale, pour l’accueillir avec le boucan de révoltés inondant les rues pour faire exprimer le non-recevoir, du gendarme formel et du criminel malveillant. Depuis 2004, il vient en indésirable, évitant les protocoles officiels et la communication dont s’est habituée son envergure, pour ne pas soulever les protestations. Surtout que ses alliés lui faussent compagnie et grondent, à qui ne veut les entendre aussi, les humbles de plusieurs régions de
Surtout là où il a semé la guerre et ses trains de misères, il débarque sans s’annoncer. Oui ! Du côté des puits pétrolifères, prétendument pour raison de sécurité et se sachant la cible de l’ancienne chaire à canon « islamo-terroriste » de
Avec des mécontentements de plus en plus acerbes, il risquait de se faire chasser, lui le puissant. Ah ! La rue ! L’irréparable humiliation pour l’intouchable qu’il est, allait se produire. Même plus barricadée que la fois précédente, la rue reste l’arène des victoires des petits peuples.
De nos jours rares les pays où on le recevrait à bras ouverts, sans que la rue ne marque les annales de l’histoire. Loin du bureau ovale et de la maison dont la blancheur ne fait que ternir, des populations ont décidé de mettre à nu le plus couvert des Présidents. L’Amérique Latine, toute et entière, se prépare à sortir du giron malfaisant, prédateur et aux menées vertigineuses pour l’humanité.
Devant le parlement européen, il justifiait l’invasion de Bagdad. Cette fois, le bagne de Guantanamo n’a rien d’humain et de conventionnel. Kidnappés les mercenaires, de la guerre froide dont l’enjeu est toujours l’expansion de l’empire du mal, y sont enfermés sans perspectives que la mort.
L’intrusion devant les élus européens de Bush 2, juin
Aussi bien pour l’invasion guerrière de Bagdad que pour les geôles tropicales ou aéroportées, de nouveaux acolytes et hommes de mains sont trouvés. Les avions prisons ont le droit de survoler le territoire français mais aucune trace n’a été trouvée, à ce jour, de leurs escales. Avec la nouvelle Europe, ils ne manquent pas, les complices que manipulés par ONG et Think Tank.
En 2004, la foule avait su, bien à l’avance qu’il allait venir, la guerre préventivement mensongère (alliance de la dictature de Saddam avec le terrorisme et l’arsenal nucléaire) battait son plein. Cette fois sans transparence, des quatre à cinq milles sbires que son puissant pays a longtemps utilisé contre des peuples vulnérables (non pas Cuba,
A vrai dire, en évitant la menace terroriste, les USA ne font que l’amplifier !
N.E. Tatem avec ARGOTHEME
Mon petit soldat de plomb
Un chef de gouvernement algérien, une marionnette à la barbe trop bien taillée
Un bataillon de figurines, faites de plomb, représentant les armées de Bonaparte, tel était le meilleur jouet que j'ai eu quand j'étais enfant. Il a marqué ma vie. Il m'a laissé beaucoups de souvenirs et son poids reste gravé dans ma mémoire. A chaque fois, depuis et jusqu'à ce jour, que je porte un truc pas léger, je me le rapelle.
Parmi les soldats et les officiers peinturulés de toutes les couleurs, il y a avait deux personnages en tabliers blancs. Je les, distinguais, et les ai pris pour deux infirmiers. Mon père m'expliqua, que seul celui qui a une croix rouge au dos s'occupe de la santé du régiment. Il est, visible avec ce signe, conventionnellement interdit que l'ennemi lui tire dessus. Le second est enseignant, me dit mon père.
Parmi le bataillon qui pesait bien plus de trois kilos, car fait du métal tendrement maniable mais pesant, il est le seul à porter une barbe. Taillée de près, elle lui décorait impeccablement le visage, non pas comme Marx ou Che Guevara qui ne se donnaient point la peine de soigner leur tignasse faciale qui leur allait, en icône, comme une touffe d'arbrisseaux de maquis montagneux ou d'alfa de steppe. Celle de mon soldat miniature, ressemble davantage à celle d'un taliban maniaque d'hygiène pour berner le monde, qu'à celle d'un révolutionnaire du genre Amilcar Cabral dont le geste dépasse l'apparence.
Mon père me persuada que l'armée de l'empereur tenait beaucoup à l'éducation et luttait contre l'analphabétisme, c'est pour cela qu'elle avait toujours un enseignant dans ses rangs. Au bout de quelques jours de réjouissance récréative avec ce personnage lourd, je l'ai égaré. La figurine en barbe et tablier blanc mais sans croix rouge, a disparu du lot, comme volatilisée. On dirait qu'elle avait fondu dans un feu ou partie avec l'eau de nos toilettes où je perdais souvent, par mégarde, quelques objets.
Je l'ai longtemps pleuré, chagriné de cette perte. Je risquai de déprimer. Le joujou disparu dont j'avais pourtant son semblable, laissa un vide dans mon esprit. Des semaines puis des mois, ma peine fut grande. Mon père, inquiet de mon état, n'a pas cessé de me consoler. En vain, j'étais touché au plus profond de moi d'avoir perdu un valeureux soldat. Comme si j'ai perdu un tout un combat de vie ou de mort.
Finalement, mon géniteur a réussi à juguler mes pleurs. Me promettant qu'une fois grand, je retrouverai mon petit soldat de plomb.
Depuis que Belkhadem, sorti de dessous l'aile du burnous d'un certain feu Bitat (ancien président de l'assemblée nationale algérienne qui a découvert avant une marionnette), a été désigné à la tête du gouvernement algérien, j'ai aperçu le teint, les yeux, la tête, la posture et les traits de mon petit soldat de plomb.
Je suis, enfin comme me l'a promis mon père, sûr d'avoir retrouvé mon jouet.
Il fera, dorénavant, l'objet de beaucoup de mes jeux de grand.
Le PCA au refus du DOM/TOM.
C’est sous Lénine, fin stratège et intellectuel, de théorèmes à portée organique pour la renversement de l’ordre établi, que se renforça la croyance en l’Etat-Nation. « Musulmans d’orient, persans et turcs, arabes et hindous…Ne les laissez plus saccager vos foyers. Vous devez être vous même les maîtres de vos pays… » (3) L’établissement de nationalités aux peuples qui en sont dépourvus, a emprunté la prescription historique qui ne se fait pas adjurée, du transit par la formation du pays donné en conformité à des modèles éprouvés « Territoire, Peuple et PPP : Perspective de Puissance publique. » Nécessité engendrée de cheminements disparates mais pratiquement postulés dans le même combat anti-impérialiste des communistes. La nationalité, avec Marx, était un regroupent universel, philosophie qui s’est traduite en une dichotomie du globe terrestre : est/ouest.
Une inestimable intuition humainement pensée, et qui ira crescendo plutôt sur un autre choix que l’Etat prolétarien unique au niveau mondial, se doit-elle aussi de comporter les anticipations des lendemains imprévisibles. Les adhésions des pays en mal d’indépendance, astreints aux mutations, sont espacées de l’époque du précurseur. L’hypothèse philosophique, comme une bouteille messagère mise à la mer, recherchait des affiliés qui sympathisent d’abord, apprécient puis pactisent pour atteindre le niveau envié de l’acteur agissant. S’il y est un dialecticien qui marqué l’humanité, c’est bien Marx qui a ambitionné le mieux une automatique et volontariste évolution de la société, révélant un destin qui a marqué le XXième siècle, bien après sa mort.
C’est même un appel à la guerre libératrice que les communistes ont lancé en se disjoignant des socialistes qui restaient sur leur froideur à la priorité de libérer les colonies. La lutte sociale qui était le socle premier du marxisme s’est emboîtée au prolongement à l’égard des colonies dont les résistances incessantes sporadiques n’ont jamais été définitivement contenues. L’autonomie se dessinait en grignotage des territoires relevant du capital qui avait plus de maîtres esclavagistes que de pédagogues de civilisation. Le PCA à l’instar de ses semblables des colonies, luttait contre l’exploitation démesurée que les colons venant avec le ventre et les poches avides de remplissage ont instauré. Ils se sont accaparés les ressources naturelles dont regorge l’Algérie, ne bénéficiait point aussi des autres privilèges des postes administratifs. L’Etat universel bénéficiait donc d’une pièce de son puzzle. « Dans la question des colonies et des nationalités opprimées, les partis dont la bourgeoisie possède des colonies et opprime d’autres nations doivent avoir une ligne de conduite particulièrement claire et nette. Tout parti désireux d’appartenir à la 3éme internationale est tenu de démasquer impitoyablement les entreprises de « ses » impérialistes dans les colonies, de soutenir, non en paroles mais en fait tout mouvement de libération dans les colonies , d’exiger qu’en soit expulsés les impérialistes nationaux, de cultiver dans les cœurs des ouvriers de son pays une attitude vraiment fraternelle à l’égard de la population laborieuse des colonies et des nationalités opprimées. »(4).
Partout les communistes menaient des luttes sans pouvoir dissocier les intérêts des travailleurs et des colonisés. Le travailleur s’est solidarisé du déshérité de patrie. Colonie ou pas, un même credo sans tenir compte des confins : l’intérêt de la classe prolétarienne s’est muté à être soudé avec ceux des opprimés. Inscrivant en critère désormais préalable, l’indépendance des colonies, la classe ouvrière a ouvert un front, la tâche anti-impérialiste. Dans celle-ci, au flan de la lutte locale se trouvait ce parti algérien, épris de faire communier la parole des travailleurs avec celle des colonisés auxquels l’analyse n’était pas populiste. D’où la caractéristique du PCA à jouir d’une identité convenant à la poursuite des combats de la tradition arabo-berbére dans une projection, disons, matérialiste.
Un monde nouveau, altérant le globalisant préconisé par Marx, a été mis sur rails. Non pas la prise du pouvoir par les travailleurs mais d’autonomie de territoires soumis à la rapine et à la violence. Caricatures capitalistiques, les empires coloniaux ont été démantelés sous l’impulsion de la gauche suivie du centrisme des libéraux. Les guerres qu’a merveilleusement symbolisé celle qui avait libéré l’Algérie, malgré bien des déboires sombres, ont été des révolutions du prolétariat de la paysannerie agricole. Elles ne sont pas l’œuvre exclusive de communistes, plus ancrés dans les milieux industriels ou de service souvent subalternes que dirigeant. Une double perception, de travailleurs et de colonisés, soumettait les tâches à la priorité et l’urgence. La société algérienne était agricole depuis des lustres.
Issus des syndicats très européanisés, des socialistes et des déjà persécutés en métropole, ou leurs descendants, ces travailleurs ont plus tard trouvé des liens et des connexions avec la paysannerie où se sont illustrés plus les petits propriétaires que les salariés : Tahar Ghomri (a) et Chebah El-Meki (b) ont plus fait du syndicalisme avant de se trouver confronté à la nécessité absolue : l’indépendance. Le dilemme vivant, approche et rapprochement à la fois colonisé et dans son statut social de travailleur de la terre, sort de l’idéologie ouvrière professionnellement attelée à la machine et l’urbanité. D’où la délicatesse de soutenir des fondements de modernité devant la multiplicité culturelle d’abord, plus difficilement face à ce qui est de nature différente et même impossible pour une substitution totale de psychisme, de mentalité ou de société. Il a fallu que des faits viennent corroborer la vérité de leurs actions engagées envers les opprimés, pour que ces derniers les rejoignent dans le cadre déjà opérationnel.
La montée du front populaire fut un remous, en 1936, au regard d’une prise de pouvoir qui a duré une année, qu’une option historique radicale ne pouvant reculer. Les travailleurs dans la cité capitaliste européenne et d’outre-atlantique, avaient eu sympathie des sociales démocraties dont sont issus d’une manière directe les PC. Les instruments politiques partisans libéraux que les mouvances conservatrices, dites républicaines ou à connotation confessionnelle, se sentent, au plan universelle aussi, proches des libertés. Les années 20, aux USA, ont été marquantes. Tous les pays industrialisés connaissaient des luttes ouvrières implacables, aux USA la marche, sur la maison blanche, des ouvriers de l’industrie surtout des années 20 fut la démonstration grandiose de ce combat. Cependant la question des colonies avait été en France, comme exemple d’empire colonial, le socle du 1èr congres du PCF en 1920, réplique aux instances à l’échelle universelle tenues avec Lénine et du plus récent, la même année, à Tours.
Dans les colonies, les résistances ne se faisaient point aux invasions qui dataient du siècle précédent. La lutte sociale, à armes inégales, avait la connotation d’être contre les bénéficiaires du système colonial dont la domination était disproportionnée de l’argument civilisateur. Marx, dans ses notes et lettres de son séjour en Algérie, constatait l’inconscience d’appartenance à la classe prolétaire des habitants de contrées qui n’avaient gardé de l’héritage arabo-musulman que la farniente dans la nature et la culture pittoresque. La paysannerie déphasée, regardait en subissant la férocité des accaparateurs surarmés. Ce qui démontre aussi la montée du léninisme briguant l’expansion capitaliste de ses extensions coloniales, même si cette donnée n’est pas prise en compte par les historiens du colonialisme et souvent, maladroitement, niée par ceux des indépendances.
A l’origine les sections partisanes de gauche qui existaient en Algérie étaient socialistes de
... à suivre ....
Romantisme pour les indépendances,
PRINCINCIPE DE PRECAUTION
ET COMPLEXE DE MODERNITE.
Afin de dresser la « traçabilité » du PCA, d’interpréter sa mise en activité et remémorer ses premiers pas, seule la reconstitution, toute approximative de l’époque bien lointaine peut faciliter un décryptage. Deux données paraissent essentielles : le marxisme-léninisme battait son plein et le Front National, la même année, accédait au pouvoir en métropole. Il est nécessaire aussi de faire une escale doctrinaire sans prétendre aux lumières. Prétendant d’être actualisée, quant à elle, son apport dans cette dissertation sanctionne le point de vue critique dépourvu de l’exaltation où se risquerait la présente position partisane.
La maturité de la conscience humaine, n’obéit pas mécaniquement au conceptuel théorique, heureusement. Elle le rejoint après, ce que les politologues appellent, les décantations. Elle s’y conforme par obligation que par accensions au niveau de parfaite cognition. De même toutes les idéologies recherchent dans la réalité leur encrage, différemment de la philosophie qui crée les idées pour soutenir des correctifs ou inventer le nouveau. Le communisme est écarté désormais de l’influence qu’il eut. Donc les raisonnements avancés ici, sont une véritable recherche, peut-être vaine, d’une microscopique spore égarée dans l’immensité du sable saharien. Et la critique de l’histoire du PCA, seule, ne peut être assimilée à de la nostalgie. Effectivement, qui s’en préoccupe d’un tel sujet ?
Tant que cette intervention se positionne dans la doctrine communiste et se veut critique, elle est acerbe. Elle confesse, franchement, que l’histoire de l’humanité et le communisme sont décalés l’une de l’autre. Les camarades nient et s’y détournent de la phase de consommation dans les nouveaux us des peuples, cette perception se situe vraisemblablement en marge de l’approche citoyenne. Pourtant il s’agit de la satisfaction des demandes des êtres. La considérant de loin inaccessible à la « classe sociale » du salariat qui n’est exactement pas la seule catégorie laborieuse, la consommation traduit le faste donc la richesse à portée… De tous, d’uniquement ses créateurs ou bien mieux servie aux parasitaires dans la société ; elle est une expression des ressources que peut utiliser la vie, la nature humaine et l’inéluctable aspiration individuelle.
Les avancées de l’éducation de l’humanité promettent de léguer le globe terrestre, aux populations des siècles avenirs, dans sa nature la plus propre. Qui peut être contre ? Par contre les salades vertes des écologistes, SDF par rapport à la lutte des classes, et leurs rapports ambigus au progrès scientifique, les placent loin de la quête du bien-être. Ils lui sont même contradictoires, dans la mesure où le socialisme résonne en collectivisme prospère. Sans honte et avec simplicité : matériellement l’électricité n’est pas la bougie. La conquête de l’espace ne s’imagine pas sans propulsion de véhicules et point avec du charbon. L’OGM n’a pas encore révélé le malheur dont on l’accuse, l’émotion réactionnaire se confie, peu ou proue, au sentiment du fameux principe de précaution.
La géographie prescrit les continents, et les pays sont une création humaine. Tels que nous les vivons, ces derniers sont l’accomplissement de nationalismes réduisant la fabuleuse notion de démocratie, ou les libertés du citoyen, à deux préceptes antinomiques avec le communisme tel que l’imaginaire en a idéalisé son accomplissement. Le premier est le postulat de l’Etat, supposé ne pas être une finalité de la société socialiste à l’échelle de toute l’humanité. Et le deuxième, l’erreur fondamentale de la pratique du communisme dans le monde, depuis Lénine, s’est faite sans éphéméride qui devait réduire l’action de l’Etat au fur et à mesure d’une conscience précautionneuse se constitue, mais la quelle ? Le socialisme est l’une des réponses qui met en urgence tous les efforts collectifs.
Les fonctions exorbitantes des expériences du côté des Etats socialistes qui ont existé ont été courageusement entamées par les réformes du type « glasnost et perestroïka.» Ces refontes, de création communiste, ont été initiées partout afin de réparer les égalités endommagées entre citoyens d’une même république et entre des régions du monde. Et les disparités sont de l’homme tant ce qu’est sa volonté et la concurrence innée qui anime ses forces. Nationaliste qu’internationaliste, la notion de pays, même socialiste, s’accommode du contrôle, afin d’imposer une éthique interne libérant la création personnelle sur un circuit de compétitivité. Elle a pour incarnation le vecteur de défense, envers l’extérieur, précaution phobique envers autrui puis d’escalades pour parer aux menaces. Le monde à la lecture des agressivités, est orienté vers des challenges de domination. Démocratie et oligarchie ne s’accorderont jamais, y compris la dictature autarcique du prolétariat, telle qu’elle s’est manifestée, est surannée, ne pouvant distinguer l’homme lancé dans l’inventivité.
A travers une armada d’ONG (associations) et regroupements politiques, l’Etat-Nation du côté du système libéral s’enclave aux doctrines patriotiques. Son existence l’engage, ou le fourvoiement tendancieux, dans un intelligent impérialisme qui se justifie de la protection de la communauté nationale. La pseudo « démocratie modèle » des USA qui fut le dernier système ségrégationniste à être aboli avant l’apartheid, représente parfaitement la logique d’une démocratie où des catégories vulnérables ne trouvent guère modes et possibilités pour appliquer leur droit de s’unir. Il faut dire aussi, qu’aux USA même, pour être fidèle à la réalité, le libéral représente celui qui accorde plus de liberté et s’attache moins à la prépondérance de l’Etat dans la gestion des affaires de société. Il se situe plus à gauche. La surenchère politique entre les deux variantes capitalistiques américaines est formulée autour de la sauvegarde d’un jeune pays par un régime nationaliste d’abord et surtout.
Une première mondialisation s’est opérée jadis, bien avant le marxisme, avec la généralisation de l’agriculture, naissant de la chasse et de la cueillette primitives, répondant à tous les besoins des humains. Soit le communisme primitif : toute la tribu travaillait avant et après la naissance du feu. Dès déclinaison de l’artisanat, l’exploitation des sols cultivables ne réalisait plus la masse (poids, quantité, volume) des biens à portée et répondant aux évolutions. L’utilité de nouveaux outils de travail surtout, a sous-tendu l’exigence de son perfectionnement et d’intervenir en amont de l’acte productif.
Désormais, de nos jours le dépassement du strictement alimentaire, l’exploitation agricole, certes vitale, est d’une importance moindre par rapport aux produits manufacturés, provenant des 3 règnes : minier, végétal et animalier. Ce dernier, règne animalier, fortement basé sur les technologies, doit désormais davantage à la science qu’aux surfaces exploitées, les confinements font écoles. La notion de richesse reste la même mais a changé de camp ou de secteur. Par contre la mondialisation qu’on entend sur tous les toits vise de gouverner le monde en instruisant un canevas parcimonieux qui prône une démocratie, liberté, d’accaparement des richesses.
à suivre




