Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME.
Cet article a été publié par POPULISCOOP -scoop populaire-
Que le président algérien, Bouteflika, lorgne à régner à vie. Il doit d'abord réviser une constitution qui a l'air d'être un jouet entre les mains de prédateurs. Et seule l'A.N.P. (Armée Nationale Populaire) peut lui permettre cette reconsidération de la première loi, le troisième mandat et d'autres choses encore. Impossible, à moins que les officiers trahissent le rôle qu'a toujours joué cette ANP.

Finalement le président algérien Bouteflika, avec un brio laconique et à demi-mots dignes de la langue de bois, parle du lèse-démocratie rapetissant la moralité républicaine qu’intentera le troisième mandat qu’il languit encore, puisqu’il ne l’a ouvertement renié. Dans un entretien accordé, le mercredi 12 mars 2008 à Reuters par la voie écrite, il n’a pas répondu à la question que la presse locale, y compris l’agence APS (Algérie Presse Service), n’arrive pas à élucider faute de jouir de l’égard accordé à l’imposante agence anglaise. En fin manœuvrier, attendant son heure propice, il a préservé le voile sur le primordial qui alimente un vaste débat dans le pays et est largement scruté depuis l’étranger. On lui connaît la recette de ne s’exprimer, une fois son terrain de jeu conquis, d’ailleurs sans grandes thèses. Une conduite qu’il a suivi lors de sa sortie du désert pour reprendre du service. Il ne se place pas au devant de la scène qu’une fois avoir supervisé de loin le champ où il laisse les autres l’inviter, se lavant ainsi les mains d’éventuelles retombées, à chapoter bien plus qu’un parcours du combattant qu’une partie de plaisir. C’est dire aussi que gouverner les pays dits anciennement du tiers-monde, est une corvée à faire marcher des HS « hors-stabilité » croupissant dans l’inconstance et emportés au désœuvrement.
Loin d’être la panacée pour la stabilité et la voie qui fait renouer avec le développement, la prolongation de quiconque à la tête de l’Etat algérien, est davantage perçue comme une souillure de la constitution qu’une reconsidération pragmatique tant que cette révision n’advient que pour ça. Prélude au règne à vie, elle manque vraiment d’arguments pour être avalisée tant par l’opinion internationale malgré le crédit dont jouit l’homme auprès d’elle, se faire accepter par l’opposition qui tarde à organiser ses méandres et surtout s’admettre à la frange éclairée qui a toujours suggestionné positivement son peuple. Qui est cette dernière ? Nous y reviendrons obligatoirement plus bas. La première a la renommée d’avoir souvent exercé des pressions sur les décideurs algériens, la seconde se doit avoir une raison d’être en pareilles circonstances cruciales et la troisième est la véritable pierre angulaire de toutes les initiatives qui ont piloté l’histoire contemporaine algérienne. Mais c’est le quitus que délivre l’ANP (Armée Nationale Populaire) qui semble être déjà compromis et manque parmi les atouts du raïs harassé par une pathologie d’ulcère hémorragique dont il dit être rétabli ainsi que par un bilan morose desservi et le mauvais usage de la rente, dû à l’absence totale conceptions sociales, économiques et culturelles dans sa gestion écoulée.

La mystérieuse classe influente, troisième citée ci-haut, qui n’a pas pouvoir de décision mais une fois qu’elle se prononce les destins changent, joue aussi le rôle d’un réel bataillon de reconnaissance et d’anticipation pour l’armée détentrice d’une force de frappe incontournable dans tous processus politique et historique qui puisse se scénariser en Algérie. De composition disparate et à ancrages idéologiques variés, exception faite des islamistes fondamentalement impossible d’entretenir un quelconque dialogue avec eux et qui ne jurent que par une substitution de la caste dirigeante par leurs sbires, elle a revendiqué l’éradication du FIS et sa tentative d’instaurer la théocratie de la charia. Elle a bloqué toutes les démesures qui, semblables à celle qu’ambitionne cyniquement Bouteflika, nombreuses jalonnent le régime étatique et l’apprentissage scabreux des algériens, par la force des faits, de la démocratie. Le président en exercice n’écarte pas encore ce vœu et a même joué sa partition dans l’orchestration qu’il fomente dans l’ombre. Lors de son passage à Tamanrasset la ville des fins fonds du sud, il demanda à un citoyen parmi ceux qui l’idolâtrent : « qui est contre un troisième mandat ? ». On en fait mieux devant les caméras qui en reproduisent la manipulation!
L’armée algérienne n’est pas en odeur de sainteté auprès de beaucoup de pays étrangers où des observateurs peu précautionneux et emportés, au déni du rôle institutionnel qui se perçoit en garde républicaine et contradicteurs potentiels de son potentat. Dans cette interview, il souleva le rôle que la constitution attribue à l’armée formula : « qu’au fur-et-à-mesure que la société se prenne en charge, cette armée se professionnalise ». En recours final elle a maintes fois intervenu pour sauver les meubles, en réservant une étroite écoute de cette sphère anonyme qui, faute d’être habileté à décider ou proposer d’alternative, se contente comme un observatoire indépendant, d’identifier et de déclarer le danger.
Elle tend une oreille bienveillante à cette communauté d’éclaireurs qui se compose du fleuron des dialecticiens de « l’algériologie » (1), une déférence envers des analystes et commentateurs préférés aux appareils officiels tenus par un personnel que les algériens appellent les « Khobzistes » (2). D’ailleurs devant la situation actuelle qui s’avère un réel kidnapping de l’autorité suprême, ce courant informel se distingue par une présence sur le net parmi d’autres appels individuels, qu’autorise le terrain politique. L’opa sur le puissant média public de l’unique chaîne de télé et la retenue des journaux, même les privés qui ont une audience indéniable, n’étalent pas les désaccords à cette troisième mi-temps que l’article 74 de la constitution ne permet pas. L’étude, stratégique et de conjoncture, que livre déjà ces hommes et ces femmes que l’armée suit habituellement, est émis telle une expression civile à laquelle adhère l’action redoutée des militaires qui consiste en la prévention des menaces dont elle est prévenue de leur gravité. Dès que cette classe éclairée s’exprime sur les périls d’une donnée par rapport à l’avenir, le changement s’opère… Sinon l’histoire suit son court jusqu’à buter en des inconvenances plus difficiles à corriger, atteignant le jusqu’au-boutisme d’où il deviendrait plus difficile de s’en sortir, l’insécurité en est l’exemple majeur.
Du moins telle est l’expérience et la lecture qu’on a depuis que ce pays existe. Quand le parcours bute à deux voies : le stop ou la continuité du cadre présidentiel qui jouit d’une prépondérance sur l’ensemble des décisions, la grande silencieuse intervient faisant à l’histoire de ne pas démentir cette catégorie d’intervenants désignés, depuis peu en éradicateurs mais existaient depuis des lustres. Discrètement et surtout directement l’armée mène des putschs que dicte la gravité des éventualités fournies sur la place publique par ces doctes cadres, prenant à chaque fois son bâton de pèlerin pour le choix risqué à résoudre la vertigineuse option que seule sa force d’orthodoxie institutionnelle peut rectifier. Outre de l’écoute des élites, son audit interne diligenté par les officiers les plus hauts gradés au commandement des appareils et hautes hiérarchies, la fin de non-recevoir se met en branle quelque-soi le dirigeant.
Devant le dilemme que les élites ont déjà identifié avec cette nouvelle monopolisation qui ampute l’avancée démocratique, l’expertise des militaires est déjà en marche, on se l’imagine à bâtons-rompus. Une première révélation a été divulguée par le satirique « Bakchich-Info », telle une sinécure crédible qui intègre le sens, ici, de notre propos. Il est inimaginable que l’armée lui accorde cette prolongation, en rompant avec sa tradition. Ce qui serait compris comme une trahison de la conviction consistant à redresser les déviations. A moins qu’il a eu le temps de mettre ses hommes aux postes clés de cette armée décriée pour son interventionnisme. Les remaniements qu’il a opéré en fin d’année 2007 au sein de son cabinet en installant deux femmes, Farida Bessa et Habba El-Okbi, la première à la communication de la présidence et la seconde au secrétariat général dans l’objectif de reconfigurer ses proches, pour la seule échéance de se maintenir. Ameutées de deux entreprises de transport pour la communication et à son secrétariat, sont considérés en une protection de son proche environnement. Car bien d’autres désignations encore sur table, notamment diplomatiques que l’armée est censé obligatoirement approuvées par ses attachés consulaires, n’ont pu être admises dans la machinerie que le président a proposé pour s’en servir dans son ultime dessein de la révision constitutionnelle et de se maintenir à la tête du pays.
D’autres répliques de divers horizons ont déjà émis des opinions sur l’esquisse, de Nième perversion qui assujettit la constitution et à laquelle s’est abonné l’ex. parti unique qui a main basse sur le sigle FLN relevant de la mémoire commune et premier, de l’alliance dite présidentielle, à balancer dans ses rangs cette perspective considéré déjà en unique avenir pour le pays. Tous l’échiquier politique se positionne par rapport au projet, avancé depuis 3 ans sans obtenir d’approbation, de ne pas ajourner les deux successions présidentielles en révisant la première loi. Certaines comme Abdelhamid Mehri, qui a servi tous les chefs et étaient à toutes les ripailles aux côtés de Bouteflika, ont émis une sorte d’affliction revancharde parce qu’ils étaient éclipsé sous ce règne. Ils n’en veulent pas de cette convoitise, mais prennent discernement de ne pas ouvertement afficher la vendetta assourdie dans leurs propos. Rahabi un ancien ministre de l’information désigna Bouteflika de « lapin », position connue des sprinters secondaires dans la mesure où il joue un challenge de seconde zone. Alors que Benbitour, le premier chef du gouvernement qu’il a désigné en accédant au poste et qui le quitta au bout de quelques mois en dénonçant une mégalomanie, il dresse un accablant réquisitoire de la direction quasi plate pourtant montrant une agitation.
La genèse des transitions des présidences algériennes montre qu’elles sont toutes liées aux correctifs de l’armée face aux abus. Quand le général à retraite, pour remonter à partir du dernier Liamine Zeroual, a été appelé à la rescousse pour arrêter le zèle d’Ali Kafi, c’était le même scénario « éfeleniste » (3). Le remplaçant de feu Mohamed Boudiaf voulait s’éterniser au poste par la grâce de l’état d’urgence qui est toujours en vigueur, sans projet, juste une décennie ou bien tant qu’il sera en vie, croyait-il. Manière à laquelle que guigne Bouteflika d’après son discours du 7 juillet 2007 devant l’état-major : « votre occupation la sécurité et moi la politique… » Elle a déjà remercié le plus crédule des chefs d’Etat qu’a connu l’Algérie, Chadli pourtant venant de ses rangs qui a finalement, après des années de silence, accordé une interview pendant le mois de décembre 2007 au plus important quotidien arabophone « El-Khabar » pour donner son point de vue du clivage entre militaires et civiles pendant et après la guerre d’indépendance. Aux prémices de l’existence d’une nation algérienne souveraine, l’armée a mis directement fin à la débandade du premier de tous, Ahmed Ben Bella, sous la houlette de Houari Boumediene qui était à la fois vice-président de la république et ministre de la défense.
(1) Algériologie : terme employé pour désigner toutes les littératures qui ont sujet l’Algérie. Sachant que les livres pamphlétaires sur le terrorisme sont de véritables produits commerciaux.
(2) « Khobziste » de « Khobz » : le pain. C’est le subalterne de service qui a un gagne-pain dans un système corrompu sans jamais critiquer ou rechigner.
(3) « Eféléniste » du FLN.
Par N.E. Tatem avec
ARGOTHEME.
Nous avons, dans ce blog, réservé une large part à "l'ALGERIOLOGIE" afin que ce pays s'en sorte des crises récidivantes et multiples qui ne cessent de détruire les espoirs de sa jeunesse qui fait plus de 70% de sa population. Par "ALGERIOLOGIE", il convient de préciser que tout ce qui a trait à ce pays intéresse beaucoup d'analystes, d'historiens et de commentateurs. Beaucoup, quelque soi leurs origines et opinions, tentent d'apporter un effort, qu'ils considère leur devoir, pour ce pays se stabilise, soit démocratique et renoue avec le développement. Mais ce n'est le cas de ses dirigeants officiels qui sévissent impunément depuis que cette nation existe et est souveraine.
D'abord un peu de rire pour surmonter l'abjecte... En effet avant d'aller au dessous malheureux... De passer au document qui suit, la séquence vidéo extraite du film "CARNAVAL FI DACHRA" (Carnaval dans un village bédouin)... Garder le sourrire... Garder votre humeur... CAR PLUS BAS... L'écoeurement. Décrypter le document, tel qu'il vous est demandé de le faire. Par deux fois : de haut en bas puis de bas vers le haut. Etonnant !
Lisez le documment suivant tel qu'il vous est présenté...
Document troublant sur le programme, en sa page 37, du 3ème mandat anticonstitutionnel de Bouteflika : lisez tel qu'il...
Puis RELISEZ-LE de bas en haut ! STUPEFIANT ! C'est un phénomème qui explique la psychologie profonde du corrompu, son subconscient qui parle.
Halte au désespoir ! Halte au tourner en rond !
ALGERIE : Le 5 Octobre 88 et après... 20 ans déjà !
La misère guette toujours de s'installer, voire de s'amplifier pour l'éternité. La crise ne s'estompe pas, le pays ne décolle toujours pas. Une angoisse pernicieuse et omniprésente questionne chaque moment quant au sort commun!
Il y a 20 ans, les jeunes algériens sont sortis dans les rues revendiquer paisiblement la démocratie. Le contexte mondial s'y prêtait et la situation interne était catastrophique. La révolte a cogné aux portes du prince qui se cloîtrait dans une criarde impopularité. Et cette sédition a été payée de sacrifices dont la torture macabre qui ne se dégrave jamais des mémoires. Chadli est, de part la durée de son règne : 10 ans, qui a connu le plus d'intrigues de palais et de révoltes sur le macadam.

Depuis décembre 1990, après l'éviction de ce bidasse à la tête de choux blanc, les responsables se succèdent sans apporter l'orientation qui liera le pays au rêve qui tient à c?ur ses enfants. Le black-out se perpétue et peu de changements augurent le destin auquel aspire la population.
L'islamisme préconisé, c'est-à-dire soutenu dans son importation d'orient, en l'arlésienne qui laverait le nationalisme de toutes ses dérivations de la guerre de libération et celles de son dirigisme, dépouille définitivement la sensibilité musulmane, de la majorité des algériens, de son caractère privé, et engendre d'ailleurs la dérive de la voie radieuse, tant redoutée voire la faillite. Sans relâche il convoite le pouvoir par, d'une part, les armes sanguinaires et, d'autre, la paix du passage par les urnes qui explosent sous le poids des scrutins qu'il engrange à chaque vote. La méthode violente l'attire davantage, parce qu'il réfuterait de se faire substituer le jour il accède à la direction du pays. Et celle des urnes, elle lui est une simple formalité pour instaurer définitivement la théocratie indécrottable.
Les autres perspectives sont mises en échec, entravées par moult man?uvres. L'avenir est Imperfectible, tout projet de société rationnel est occulté. Une propagande mortifiante le traite d'exogène à la personnalité algérienne. La bourgeoisie compradore qui s'est historiquement illustrée par l'accaparement des institutions pour faire main basse sur les richesses, y va de toutes ses armes pour l'handicaper. Dans le « tourner en rond », on ne fait pas mieux qu'en Algérie.
L'alternance est renvoyée aux calendres grecques. Le système refuse de renouveler, mobiliser de larges couches éclairées, les forces vives du pays qui somnolent encore sous les anesthésies qu'on lui a appliqué aux moments de toutes les castrations et qu'on continue de lui faire subir. Toute forme de contrepouvoir crédibles est soi criblée par les balles assassines ou égorgée par les « khinjars », sinon sommée de s'exiler au Québec ou sous d'autres cieux plus cléments. Intellectuels, médias, artistes, créateurs et autres empêcheurs de tourner en rond ne figurent plus dans le répertoire des remises en cause, bien sûr sauf ceux qui se sont casés dans le giron régnant qui s'accommode de les nourrir.
La presse autonome où beaucoup d'espoirs ont été placés, pouvant influencer à l'amélioration qui est née après cette date historique à l'origine du pluralisme, s'est endiguée dans la sauvegarde des acquis qu'elle a décrochés depuis octobre 88. Elle est devenue un appareil farouchement ancré à droite, en termes d'entreprises privées lancées dans l'accumulation des capitaux sans se préoccuper de sa mission morale d'éclairage envers la société.
Parmi cette presse, sans être l'organe officiel des communistes, Alger Républicain qui depuis sa naissance en 1937 entre les mains des socialistes puis acquis par les communistes d'Algérie a survécu dans les aléas d'une aventure intellectuelle de confection, d'écriture et de diffusion à la sauvette du fait qu'il a été suspendu à plusieurs reprises et pendant de longues périodes. Durant sa longue marche, il n'a jamais été une entreprise commerciale au sens où se voient aujourd'hui les journaux ne relevant pas du secteur public. Sa ligne éditoriale basée sur une approche militante de l'information, ne lui confère pas les moyens et les influences lui faisant de gagner une place au soleil. Aucun autre média n'a vu le jour malgré la floraison de la presse écrite, y compris ceux du Web où est dégagée une certaine liberté d'action. En septembre 2007, selon une statistique officielle quelques 5000 sites Internet sont algériens. Cette fracture numérique dit long sur les retards en matière médiatique.
Aussi bien les observateurs dont certains se sont faits une spécialité qu'on désigne par « l'algériologie » que les algériens eux-mêmes se fient à croire en une malédiction qui frappe ce pays pourtant pourvu d'énormes atouts. La conjoncture transitive imparable et admise en théorie dans le processus d'évolution, est pratiquement dans une latence dangereuse à l'origine d'un énorme retard qui épuise la confiance et n'offre aucunes visions de triomphe. La richesse énergétique, pouvant permettre au pays d'être parmi les entités étatiques économiquement émergeantes, est inopérante.
L'Algérie stagne, décevant sa population et éclairant les « algériologues » que la gestion se fait dans une incurie, impunément signée par les gouvernants qui se relèvent les uns après les autres. Sans réussir la sérénité qui améliore les conditions sociales de la population malgré les considérables ressources dont dispose ce pays pour assurer son avenir et assagir son présent.
Le terrorisme qui menace ou s'attaque à plusieurs contrées du globe, sévit de manière à ne pas démentir ce « tourner en rond » fatidique, qui devient le propre à l'Algérie. Pareillement à l'Arabie Saoudite, où les connivences avec ce fléau laissent entendre des verbiages sans envergures qui confortent les exactions. L'islamisme est une option idéologique idoine à ces pouvoirs. L'entretien de l'islam politique ou la politisation de la religion musulmane offre des garanties à une longue liste de régimes arabes et musulmans.
Le nationalisme algérien impardonnable dans son aliénation, désire se régénérer sous cette matrice idéologique impopulaire. Contrairement à la Tunisie ou à l'enclavement des islamistes marocains après leur débâcle électorale de septembre 2007 pour les législatives, pour citer le parcours de ses principaux voisins avec lesquels il partage de probantes similitudes. La monarchie d'Arabie, gardienne des lieux saints de l'islam, trouve ses comptes sous cet auspice de mêler le sentiment privé et individuel de la divinité à la conduite de son autorité, plaçant donc ses sujets sous la conduite d'une « Chariaâ » des plus féodales qui puisse exister sur Terre.
Des éléments des autorités algériennes ont utilisé les mots « jeunes égarés », pour parler des terroristes, avant les saoudiens qui l'ont adopté officiellement. Une ambiguïté contradictoire laisse dire aux décideurs de ces deux exemples de pays parmi beaucoup d'autres, qu'ils sont islamistes et préfèrent appeler ce que toutes les terminologies appellent terrorisme islamiste : criminalité politique. Là, le discours du commanditaire se confond à celui du tueur, l'un et l'autre sont d'appartenance commune. Et cette médiocrité instruit le juge qui traite le méfait de porter atteinte à autrui, de perdre sa partialité et d'être en emprise, opposé aux discours de conduite.
La population répond aux normes et discours qui lui sont inculqués. Sa jeunesse adopte une dérogation qui lui est miroitée par les sataniques orientations qui continuent de lui distinguer que cet islam est religion d'Etat l'obligeant à commettre le pire. La citoyenneté religieuse prime sur toutes autres considérations. Le pays encaisse des retards immenses dans la course qu'effectuent les autres peuples dans les cadres étatiques qui les réunissent. Et l'islamisme sous ses deux versions, électoraliste et paramilitaire (terroriste) tronque tout effort de mettre au devant idéologie à l'origine du pacte social de l'harmonie.
La reconsidération du projet national pour le mettre en phase avec les conditions matérielles est aujourd'hui en questionnement. La rupture avec l'islamisme revient de plus belle au devant des idées de chaque algérien, seule la gente du pouvoir croit continuer à faire exister le legs nationaliste dans une variante confessionnelle. Le terrorisme y trouve son terreau.
Dans une Algérie dirigée par des reliquats d’un nationalisme qui a usé d’une violence, toute légitime, pour libérer le pays, les similitudes et l’adéquation des discours des dirigeants et des terroristes ne sont plus à démontrer. Du fait, de l’unicité de la matrice idéologique entre gouvernants et islamo-terroristes, l’Algérie est vouée encore à être la plaque tournante de la BAQMI (Branche d’El-Qaeda du Maghreb Islamique).

Quand en juillet dernier les services de sécurité algériens ont mis la main sur un camp d’entrainement avec un effectif d’une vingtaine de jeunes dont la moitié était des mineurs, le renouvellement de génération du terrorisme, après presque 20 ans que le fléau sévit dans ce pays, a été de suite devinée. Al-Qaeda du Maghreb a puisé dans de la fraîche chair à canon.
Avec les attentats du 11 décembre 07, une fulminante inquiétude vérifie que la capacité de nuisance de la main décidée, qui a bien marqué l’année 2007 même si les politicards algériens chantent le résiduel terrorisme, est plus redoutable que jamais. Les opérations qui atteignent avec une déconcertante facilité des points sensibles et des places fortes de la capitale algérienne, dénotent que le tournis au niveau de l’Etat est loin de vouloir juguler cette criminalité. L’attaque d’une caserne de garde-côtes le 8 septembre à Dellys, qui n’est pas un regroupement de scouts pour manquer de vigilance, s’est soldée de 30 tués dans les rangs des militaires. Et celles du 11 avril qui a touché, et au même moment un autre attentat a eu lieu au campus de Bab-Ezzouar, le palais du gouvernement ou du 6 septembre à Batna qui a ciblé le cortège du président Bouteflika, cette dernière faisant 22 morts et une centaine de blessés, apportent la preuve que le macabre est plutôt entretenu, sinon traité avec légèreté.
L’identification des 2 kamikazes de ce 11 décembre augure d’une recrudescence extensible dans la région où la BEQMI (Branche d’Al-Qaeda pour la Maghreb Islamique) a un fervent désire de semer la mort. Elle est annoncée avec la diffusion de sa revendication : « Ces opérations viennent rappeler aux croisés, qui ont colonisé nos pays et spoliateurs de nos richesses, la nécessité de bien entendre les revendications et les discours de Oussama Ben Laden (....). Les kamikazes du Maghreb se bousculent pour mourir tant que nos terres ne sont pas libérées, que les guerres que vous menez contre l’Islam ne s’arrêtent pas et que l’aide que vous portez aux traîtres et renégats de notre sang continue. Ces opérations ont été menées pour venger... » Déjouer les barrages filtrant et accéder au centre de la capitale en plein matinée alors que l’interdiction des véhicules poids-lourds est appliquée de 7 heures à 19 heures, sont l’aveu que le laxisme est envouté de l’idéologie d’un nationalisme religieux que prônent ouvertement les responsables du pays. Leur démarche est consacrée par les officiels au plus haut sommet du pouvoir, avec l’antisémitisme primaire et l’esprit revanchard vis-à-vis du passé colonial, au même titre que les islamo-terroristes. Réveiller une riposte populaire contre la violence n’est pas tellement la priorité.
Les spécialistes de l’islam radical discernent que la nébuleuse de Benladen trouve, dans le populisme des décideurs, son terreau en Algérie. La politique réconciliatrice en est garante. Les jeunes kamikazes du camp d’entrainement avaient toutes les similitudes avec ceux qui opèrent aveuglement en Irak, à peine pubères. Ils s’abreuvent du même discours de martyrologie et préfèrent l’accoutrement du bandeau entourant la tête imageant Ezzarkaoui. Comme il faut aussi apprendre à ces jeunes la conduite de véhicules, l’effort exige des moyens dont seule la première organisation terroriste internationale est en mesure de fournir. Le mode opératoire, de la simultanéité du double attentat ainsi que les arsenaux de 800 kg d’explosifs par engin, présente également les mêmes caractéristiques des attentats d’Espagne et de Londres. A tous les coups des jeunes présentant, et à quelques détails près, les mêmes profils.
Sauf pour ce 11 décembre, le positionnement des activistes de veille date sur la rampe de la mort, a obligé à une interprétation particulière qui réconforte un avenir d’aggravation même s’il reste imprévisible. Les 2 vétérans donnent exemple aux prochaines bombes humaines. La méthode de fascination a été déjà employée sous une autre forme, en kidnappant un militaire frère d’un terroriste, et de l’abattre par ce dernier sous les yeux des jeunes recrus, pour leur arracher la promesse et les endoctriner. Les pousser à ne point reculer...
Le terroriste dirigé sur à la représentation de l’ONU du HCR (Haut Commissariat des Réfugiés) située dans les hauteurs de la capitale, quartier huppé où beaucoup de représentations diplomatiques étrangères ont des services, était âgé de 64ans. Il a roulé sa bosse depuis 1996 avec le GIA et s’est rallié à Hacéne Hattab lors de la dissidence du GSPC avec le bras armé (GIA) du FIS dissout. Dans les maquis où il a pris part, il était considéré l’ogre des nanas. Il avait la prédilection sadique d’arracher des vierges, en tuant même les parents, pour les violer. Avant de commettre son dernier forfait, il se faisait appeler papy. Le second, plus jeune a 31ans, a été dirigé sur le conseil constitutionnel à El-Biar, quartier mitoyen et prolongeant le premier. Il a été relaxé en mai 2006 dans le cadre de l’inconséquente et illusoire politique de la réconciliation nationale et a rejoint, dans la semaine qui a suivi sa libération, ses acolytes pour continuer le djihad.
La loi instituant le pardon complice et aveugle pour ceux qui, même pris les armes à la main et arrivent à s’innocenter en déclarant, sur les bouts de lèvres, une repentance invérifiable, a permis de relâcher dans la nature quelques 8000 individus. Les services de sécurité algériens ont perdu la trace de plus de 50% d’entre eux. Ces derniers ont emprunté deux chemins. Le premier est la reprise du service parmi les hordes de terroristes. Et le second c’est celui de l’exil vers l’étranger, souvent en « Haragas » passagers clandestins, malgré leur privation de passeports. Dans cette dernière destinée, certains tenteront de s’installer sous des cieux qui effacent leur passé et deviennent de simples immigrants, mais d’autres continueront de mener le djihad.
En tirant leurs révérences les 2 kamikazes du 11 décembre ouvrent le front d’un déploiement. La revendication de cet attentat porte les énormes possibilités qu’a la BAQMI de frapper à partir de l’Algérie.
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ATTENTION CE REPORTAGE PHOTOS EST PREVU EN PLUSIEURS MISES EN LIGNE... Si vous voulez le suivre.
ARGOTHEME http://www.argotheme.com remercie les auteurs et les sites Web qui ont permis à ces images d'être disponibles.
Cette première série
en 5 images, du massacre du père et du fils a fait le tour du monde à travers plusieurs chaînes de télévision.
Photo 1 : Le déluge de feu, aveugle n'épargne aucun palestinien. Car pour s'accaparer une terre à un peuple, il faut l'exiler ou l'exterminer.

Photo 3 : A ce niveau du reportage, on remarque qu'aucune chance de se rendre ou d'être identifié n'est... RECONNUE... Un fascisme de plus en plus aveugle.

Photo 4 : Le crime en toute impunité, Tsahal -entendre Israël- qui reproche la barbarie en est à son fascisme à qui le sionisme envie les méthodes les plus inhumaines.

Photo 5 : Tuer le plus de palestiniens est le premier objectif de Tsahal.

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Deuxième série

Photo 2 : La fouille ok! L'instinct d'humiliation se déclenche, entre-temps les décideurs sont avertis par le soldat à la portière de la Jeep, tant qu'aucun oeil n'observe...





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-A SUIVRE... d'autres images...
D'autres photos seront mises en ligne prochainement.




